Aller au contenu
Tension artérielle17 min de lecture

Tension artérielle normale : les seuils 12/8, 13/8 et 14/9 expliqués au Maroc

Tension normale au Maroc : que valent 12/8, 13/8 ou 14/9 ? Tableau des seuils, mesure en pharmacie ou à domicile, Ramadan, chergui et sel caché.

Aminata Diallo
Rédactrice santé — tension artérielle & pharmacopée ouest-africaine3,247 mots

Mis à jour le

Tasse de karkadé rouge et théière blanche sur une table en bois, repères de tension artérielle normale au Maroc
Table des matières (12)
  1. Que veut dire « 12/8 » sur un tensiomètre ?
  2. Quels sont les seuils de tension normale chez l'adulte ?
  3. Pourquoi la tension normale ne change-t-elle pas avec l'âge ?
  4. Combien de tension viser après 65 ans et à 80 ans ?
  5. Quels chiffres rendent la tension dangereuse ?
  6. Comment interpréter la tension prise à la pharmacie de quartier ?
  7. Comment mesurer sa tension à la maison sans se tromper ?
  8. Pourquoi la tension varie-t-elle pendant le Ramadan ?
  9. En quoi la chaleur et le chergui faussent-ils la mesure ?
  10. Quels aliments marocains font monter la tension sans qu'on le voie ?
  11. Quand faut-il consulter après une mesure élevée ?
  12. Avertissement médical

Une tension artérielle normale reste sous 13/8,5 (130/85 mmHg) au cabinet, l'idéal étant sous 12/8. L'hypertension commence à 14/9 pour tous les adultes, quel que soit leur âge (ESC/ESH, European Heart Journal, 2018). Au Maroc, l'enquête STEPS 2017-2018 compte 29,3 % d'adultes hypertendus, souvent sans symptôme ni diagnostic posé.

Rédigé et relu en interne par la rédaction SantéSource. Ce contenu n'a pas été revu par un professionnel de santé et ne remplace pas un avis médical.

⚕️ Avis médical : Article informatif. Consultez un professionnel avant tout protocole, surtout en cas de grossesse, d'allaitement ou de traitement (antihypertenseurs, antidiabétiques, anticoagulants). Détails en fin d'article.

Que veut dire « 12/8 » sur un tensiomètre ?

Au Maroc, on parle de « la tension » ou de « الضغط » (ad-daght) en centimètres de mercure : « j'ai 12/8 », « elle est montée à 16 ». Les tensiomètres et les recommandations médicales, eux, affichent des millimètres de mercure. Donc 12/8 correspond à 120/80 mmHg. Simple conversion.

Le premier chiffre est la pression systolique, mesurée quand le cœur se contracte et chasse le sang dans les artères. Le second, la diastolique, correspond à la pression qui reste dans les artères quand le cœur se relâche entre deux battements.

Les deux comptent. Une méta-analyse de 61 cohortes réunissant un million d'adultes montre qu'à partir de 115/75 mmHg, chaque hausse de 20 mmHg de systolique, ou de 10 mmHg de diastolique, double la mortalité par AVC et par infarctus entre 40 et 69 ans (Lewington et al., The Lancet, 2002) [5]. Aucun des deux chiffres n'est accessoire.

Quels sont les seuils de tension normale chez l'adulte ?

Les sociétés savantes ne découpent pas les chiffres de la même façon. Le tableau suit la classification européenne de l'ESC/ESH, valable pour une mesure au cabinet, avec le rythme de contrôle qu'elle propose (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2].

CatégorieLangage courant (cmHg)Valeur en mmHgConduite à tenir
Optimalemoins de 12/8moins de 120 et moins de 80Recontrôle au moins tous les 5 ans
Normale12/8 à 12,9/8,4120-129 et/ou 80-84Recontrôle au moins tous les 3 ans
Normale haute13/8,5 à 13,9/8,9130-139 et/ou 85-89Contrôle chaque année, hygiène de vie
Hypertension grade 114/9 à 15,9/9,9140-159 et/ou 90-99Confirmer par des mesures répétées
Hypertension grade 216/10 à 17,9/10,9160-179 et/ou 100-109Consultation rapide
Hypertension grade 318/11 et plus180 et plus et/ou 110 et plusAvis médical le jour même

Quand les deux chiffres tombent dans deux catégories différentes, c'est la plus haute qui l'emporte. Un 13/9,5 se lit donc comme une hypertension de grade 1.

Les Américains placent la barre plus bas : hypertension dès 130/80 mmHg, soit 13/8 (Whelton et al., Hypertension, 2018) [3]. La recommandation européenne de 2024 regroupe désormais 120-139/70-89 mmHg sous l'étiquette « tension élevée », tout en gardant le diagnostic d'hypertension à 140/90 (McEvoy et al., European Heart Journal, 2024) [4].

Notre lecture est simple. Sous 13/8, vous êtes dans la norme. Entre 13/8 et 14/9, c'est le moment d'agir sur le sel et l'activité physique, pas de paniquer.

Échelle des seuils de tension artérielle de l'adulte, de optimale (moins de 12/8) à hypertension grade 3 (18/11 et plus), en cmHg et en mmHg
Les six catégories de tension de l'ESC/ESH, en langage courant marocain (cmHg) et en mmHg.

Pourquoi la tension normale ne change-t-elle pas avec l'âge ?

Les tableaux « tension normale selon l'âge » qui circulent sur Pinterest et Facebook, avec un 14/9 « normal à 60 ans » ou un 16/9 « normal à 80 ans », ne reposent sur aucune recommandation actuelle. Le seuil de diagnostic reste 14/9 au cabinet, à 30 ans comme à 75 ans (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2].

Ce qui change avec l'âge, c'est la fréquence du problème. Les artères se rigidifient, la systolique grimpe et la diastolique a tendance à baisser, d'où un profil très courant après 65 ans : 15/8 ou 16/7. On l'appelle hypertension systolique isolée, et la même recommandation européenne la traite comme une hypertension à part entière (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2]. Ce n'est pas un « effet de l'âge » à ignorer.

Ce qui varie aussi, c'est la cible du traitement. On ne vise pas le même chiffre chez un homme de 45 ans en pleine forme et chez une grand-mère fragile de 88 ans.

Combien de tension viser après 65 ans et à 80 ans ?

L'essai SPRINT a comparé deux cibles chez 9 361 adultes de 50 ans et plus, à haut risque cardiovasculaire : moins de 120 mmHg de systolique, contre moins de 140. Le groupe intensif a compté 25 % d'événements cardiovasculaires et 27 % de décès en moins (Wright et al., New England Journal of Medicine, 2015) [7].

Mais il y a un prix. Le même essai a relevé davantage d'hypotensions, de malaises et d'atteintes rénales aiguës dans le groupe intensif (Wright et al., New England Journal of Medicine, 2015) [7]. Plus bas n'est pas toujours mieux pour tout le monde.

Chez les plus de 80 ans, l'essai HYVET a traité 3 845 patients avec une cible de 150/80 mmHg. Résultat : 21 % de décès en moins toutes causes confondues et 64 % d'insuffisance cardiaque en moins (Beckett et al., New England Journal of Medicine, 2008) [6].

La recommandation européenne de 2024 vise une systolique entre 120 et 129 mmHg si elle est bien tolérée, y compris chez la personne âgée. Après 85 ans, ou en cas de fragilité, elle demande une cible « aussi basse que raisonnablement possible », adaptée aux vertiges, aux chutes et à la fatigue (McEvoy et al., European Heart Journal, 2024) [4].

Pour un parent de 80 ans, un 14/8 bien supporté au cabinet est souvent un bon résultat. Un 11/6 avec des vertiges au lever ne l'est pas.

Quels chiffres rendent la tension dangereuse ?

À partir de 18/11 (180/110 mmHg), on parle d'hypertension de grade 3 (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2]. Les recommandations américaines évoquent une crise hypertensive au-delà de 180/120 mmHg (Whelton et al., Hypertension, 2018) [3]. Le danger immédiat dépend surtout des signes qui accompagnent le chiffre.

Appelez le 141 (SAMU) sans attendre si une tension élevée s'accompagne de l'un de ces signes d'atteinte d'organe, décrits comme une urgence hypertensive par l'ESC/ESH (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2] :

  • douleur ou serrement dans la poitrine ;
  • essoufflement brutal ;
  • faiblesse, engourdissement d'un côté du corps, bouche qui se déforme ou parole difficile ;
  • mal de tête violent et inhabituel, vision trouble ou confusion.

Sans aucun de ces signes, restez assis cinq minutes au calme et refaites la mesure. Si elle reste à 18/11 ou plus, consultez le jour même. Ne prenez pas un comprimé « en plus » de votre propre chef : la même recommandation déconseille de faire chuter la tension trop vite (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2].

Comment interpréter la tension prise à la pharmacie de quartier ?

Pour beaucoup de Marocains, la tension se prend au comptoir de la pharmacie, entre deux courses. C'est utile. C'est même souvent là qu'une hypertension est repérée pour la première fois. Mais une mesure prise juste après avoir monté la rue, en discutant avec le pharmacien, a toutes les chances d'être trop haute.

Les conditions comptent. L'American Heart Association demande cinq minutes de repos, dos appuyé, pieds à plat, bras posé à hauteur du cœur, vessie vide, sans café, effort ni cigarette dans les 30 minutes précédentes (Muntner et al., Hypertension, 2019) [8]. Un brassard trop petit pour un bras épais surestime aussi les chiffres, selon la même déclaration.

S'ajoute l'effet blouse blanche : la tension monte face à un soignant, puis redescend à la maison. C'est pourquoi la recommandation européenne confirme tout chiffre élevé par des mesures répétées, à domicile ou sur 24 heures (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2]. Une seule valeur à 15/9 en pharmacie est un signal pour mesurer. Ce n'est pas un diagnostic.

Comment mesurer sa tension à la maison sans se tromper ?

Choisissez un tensiomètre électronique de bras validé, vendu en pharmacie : l'AHA le préfère aux modèles de poignet (Muntner et al., Hypertension, 2019) [8]. Ensuite, la méthode compte plus que l'appareil.

  1. Asseyez-vous cinq minutes, dos appuyé, jambes non croisées, sans parler ni regarder votre téléphone.
  2. Posez le brassard sur la peau nue, deux à trois centimètres au-dessus du pli du coude, le bras posé sur la table à hauteur du cœur.
  3. Faites deux mesures à une ou deux minutes d'intervalle, le matin avant le petit-déjeuner et les médicaments, puis le soir.
  4. Répétez sur six à sept jours de suite, trois au minimum, en notant tout dans un carnet.
  5. Calculez la moyenne de toutes les mesures, sans tricher sur les « mauvais » chiffres.

Ce protocole sur plusieurs jours, matin et soir, est celui de l'ESC/ESH (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2]. À la maison, le seuil est plus bas qu'au cabinet : une moyenne de 13,5/8,5 (135/85 mmHg) ou plus suffit pour parler d'hypertension (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2].

Une moyenne à 13/8 à domicile, c'est donc une bonne tension. Apportez le carnet entier à votre consultation, pas un chiffre isolé.

Les étapes de l'automesure de la tension à domicile : repos assis cinq minutes, brassard sur le bras nu à hauteur du cœur, deux mesures matin et soir pendant sept jours
L'automesure en cinq gestes, matin et soir pendant six à sept jours.

Pourquoi la tension varie-t-elle pendant le Ramadan ?

Le jeûne ne fait pas monter la tension. Au contraire : une méta-analyse publiée avec l'étude londonienne LORANS retrouve une baisse modeste de la systolique, d'environ 3 mmHg en moyenne pendant le mois de jeûne (Al-Jafar et al., Journal of the American Heart Association, 2021) [9]. Le piège est ailleurs.

Il se cache dans le moment où l'on mesure. Juste après le ftour, entre la harira, les dattes, le café et souvent la première cigarette de la journée, le chiffre ne veut pas dire grand-chose. Attendez au moins 30 minutes après le café ou le tabac, et mesurez à la même heure chaque jour (Muntner et al., Hypertension, 2019) [8].

En fin de journée de jeûne, la déshydratation peut au contraire faire baisser les chiffres et donner des vertiges en se levant. Le prochain Ramadan commence autour du 8 février 2027. Si vous êtes traité, voyez votre médecin quelques semaines avant pour adapter les horaires des prises. N'arrêtez jamais un antihypertenseur pour jeûner.

En quoi la chaleur et le chergui faussent-ils la mesure ?

La tension suit les saisons. Un consensus de la Société européenne d'hypertension décrit des chiffres plus bas en été qu'en hiver, avec un écart de l'ordre de 5 mmHg pour la systolique (Stergiou et al., Journal of Hypertension, 2020) [10]. La chaleur dilate les vaisseaux, et la transpiration fait perdre de l'eau et du sel.

Quand le chergui souffle sur Marrakech ou Fès en juillet, un hypertendu traité peut lire 11/7 et se croire guéri. Mauvaise idée d'arrêter ses comprimés : la tension remontera avec la fraîcheur de l'automne. Si vous avez des vertiges, parlez-en à votre médecin, qui ajustera peut-être la dose. Notre guide canicule et hypertension au Maroc détaille l'hydratation sous diurétique.

Quels aliments marocains font monter la tension sans qu'on le voie ?

Le sel reste le premier suspect. L'OMS recommande moins de 5 g de sel par jour, soit moins d'une cuillère à café, alors que l'adulte moyen en consomme 10,8 g dans le monde (OMS, Réduire la consommation de sel, 2023) [12].

Une méta-analyse d'essais randomisés montre qu'en retirant 4,4 g de sel par jour, la tension des hypertendus baisse de 5,4/2,8 mmHg en moyenne (He, Li et MacGregor, BMJ, 2013) [11]. Inutile de supprimer la salière. Traquez plutôt le sel qu'on ne voit pas :

  • Khlii (الخليع) : viande séchée, salée puis confite dans la graisse. Quelques morceaux dans un tajine ou des œufs suffisent à saler tout le plat.
  • Olives de table (الزيتون) : conservées en saumure, elles accompagnent presque chaque repas. Rincez-les et limitez-vous à une petite poignée.
  • Pain blanc, le khobz (الخبز) : on en mange à chaque repas, et c'est la répétition qui pèse dans le total de la journée.
  • Cubes de bouillon (مكعبات المرق) : un cube dans la harira, un autre dans le tajine. Lisez l'étiquette, la teneur en sel y est souvent très élevée.

Notre plan anti-sel adapté à la cuisine marocaine propose des remplacements plat par plat.

Le thé à la menthe (atay, أتاي) très sucré n'agit pas sur la tension comme le sel. Mais le sucre ajouté fait prendre du poids, et le poids pèse sur la tension. L'OMS demande de limiter les sucres libres à moins de 10 % des calories, idéalement 5 %, soit environ 25 g par jour (OMS, Guideline: Sugars intake, 2015) [14]. Trois verres bien sucrés peuvent suffire à l'atteindre.

Côté plantes, le karkadé (كركديه) a fait baisser la systolique de 7,2 mmHg en six semaines, à raison de trois tasses par jour, chez des adultes à tension limite (McKay et al., Journal of Nutrition, 2010) [15].

La nigelle (habba sawda) est aussi étudiée, voir notre guide sur la nigelle et la tension. Aucune ne remplace un traitement. Et le romarin (azir) pris en excès peut faire l'inverse, comme l'explique notre mise au point sur le romarin et la tension.

Quand faut-il consulter après une mesure élevée ?

Retenez trois situations, tirées des seuils de l'ESC/ESH (Williams et al., European Heart Journal, 2018) [2] :

  • moyenne à domicile de 13,5/8,5 ou plus sur une semaine : consultation dans les semaines qui suivent ;
  • mesures répétées à 16/10 ou plus : consultation rapide, dans la semaine ;
  • 18/11 ou plus, ou n'importe quel chiffre avec douleur thoracique, trouble de la parole ou faiblesse d'un côté : urgence, appelez le 141.

Le dépistage reste le vrai problème. Environ 1,3 milliard d'adultes de 30 à 79 ans sont hypertendus dans le monde, et près de 4 sur 5 ne sont pas correctement traités (OMS, Global report on hypertension, 2023) [13]. Au Maroc, 29,3 % des adultes sont concernés selon l'enquête STEPS 2017-2018 (Ministère de la Santé et OMS, 2018) [1].

Car l'hypertension ne fait pas mal. Une mesure sérieuse par an après 40 ans, à la pharmacie puis confirmée à la maison, n'a rien d'un luxe.

Récapitulatif de la tension normale : sous 13/8 normal, 14/9 hypertension au cabinet, 13,5/8,5 à domicile, 18/11 avec symptômes appeler le 141
Ce qu'il faut retenir avant de lire votre prochain chiffre.

Avertissement médical

Avertissement médical. Cet article est informatif et ne remplace ni un diagnostic ni une prescription. Une mesure de tension prise en pharmacie ou à la maison est un repère : le diagnostic d'hypertension repose sur des mesures répétées interprétées par un médecin.

N'arrêtez jamais un antihypertenseur et n'en modifiez pas la dose de votre propre initiative, y compris pendant le Ramadan ou une vague de chaleur. Pendant la grossesse, une tension à 14/9 ou plus, des maux de tête ou des troubles visuels demandent un avis médical rapide.

Le karkadé peut additionner son effet à celui d'un traitement antihypertenseur, et la nigelle peut interagir avec les antidiabétiques et les anticoagulants : signalez toute plante à votre médecin et à votre pharmacien. En cas de douleur thoracique, de trouble de la parole ou de faiblesse d'un côté du corps, appelez le 141 (SAMU).

Sources

  1. 2018 ESC/ESH Guidelines for the management of arterial hypertension— Williams B, Mancia G, Spiering W et al. · European Heart Journal · 2018
  2. 2017 ACC/AHA/AAPA/ABC/ACPM/AGS/APhA/ASH/ASPC/NMA/PCNA Guideline for the Prevention, Detection, Evaluation, and Management of High Blood Pressure in Adults— Whelton PK, Carey RM, Aronow WS et al. · Hypertension · 2018
  3. 2024 ESC Guidelines for the management of elevated blood pressure and hypertension— McEvoy JW, McCarthy CP, Bruno RM et al. · European Heart Journal · 2024
  4. Age-specific relevance of usual blood pressure to vascular mortality: a meta-analysis of individual data for one million adults in 61 prospective studies— Lewington S, Clarke R, Qizilbash N, Peto R, Collins R · The Lancet · 2002
  5. Treatment of hypertension in patients 80 years of age or older (HYVET)— Beckett NS, Peters R, Fletcher AE et al. · New England Journal of Medicine · 2008
  6. A Randomized Trial of Intensive versus Standard Blood-Pressure Control (SPRINT)— SPRINT Research Group, Wright JT Jr, Williamson JD et al. · New England Journal of Medicine · 2015
  7. Measurement of Blood Pressure in Humans: A Scientific Statement From the American Heart Association— Muntner P, Shimbo D, Carey RM et al. · Hypertension · 2019
  8. Effect of Religious Fasting in Ramadan on Blood Pressure: Results From LORANS (London Ramadan Study) and a Meta-Analysis— Al-Jafar R, Zografou Themeli M, Zaman S et al. · Journal of the American Heart Association · 2021
  9. Effect of longer term modest salt reduction on blood pressure: Cochrane systematic review and meta-analysis of randomised trials— He FJ, Li J, MacGregor GA · BMJ · 2013
  10. Réduire la consommation de sel (aide-mémoire)— OMS · Organisation mondiale de la Santé · 2023
  11. Global report on hypertension: the race against a silent killer— OMS · Organisation mondiale de la Santé · 2023
  12. Guideline: Sugars intake for adults and children— OMS · Organisation mondiale de la Santé · 2015
  13. Hibiscus sabdariffa L. tea (tisane) lowers blood pressure in prehypertensive and mildly hypertensive adults— McKay DL, Chen CY, Saltzman E, Blumberg JB · Journal of Nutrition · 2010

Questions fréquentes

Est-ce que 14/10 est une bonne tension ?

Non. 14/10 correspond à 140/100 mmHg. La systolique atteint le seuil d'hypertension et la diastolique, à 100, place la mesure en hypertension de grade 2 selon la classification européenne, car c'est le chiffre le plus élevé qui compte. Si ce résultat se confirme sur plusieurs mesures, consultez un médecin dans la semaine.

Est-ce que 15/8 est une bonne tension ?

Non. 15/8, soit 150/80 mmHg, est une hypertension de grade 1 de forme systolique isolée, très fréquente après 60 ans. Ce n'est pas un chiffre « normal pour l'âge ». Confirmez-le par une semaine d'automesure. Chez une personne de plus de 80 ans, le médecin peut toutefois le juger acceptable selon sa tolérance.

Quelle est la pression artérielle normale pour une personne de 80 ans ?

Le seuil de diagnostic ne change pas : 14/9 au cabinet, comme à 40 ans. Ce qui change, c'est la cible du traitement. L'essai HYVET visait 150/80 mmHg après 80 ans, et la recommandation européenne de 2024 préfère une systolique entre 120 et 129 si elle est bien tolérée, sans vertiges ni chutes.

Est-ce que 13/8 est une tension normale ?

Oui, mais à la limite. 13/8 correspond à 130/80 mmHg, classé « normale haute » par la recommandation européenne de 2018, et déjà hypertension de stade 1 pour les Américains depuis 2017. Rien d'alarmant : c'est le bon moment pour réduire le sel caché, marcher chaque jour et recontrôler sa tension dans l'année.

Une seule mesure élevée en pharmacie suffit-elle pour parler d'hypertension ?

Non. Une mesure isolée, surtout prise après un effort ou en parlant, surestime souvent la tension. Le diagnostic repose sur des mesures répétées au cabinet, sur une semaine d'automesure à domicile ou sur un enregistrement de 24 heures. Prenez le chiffre de la pharmacie comme une alerte qui justifie de mesurer sérieusement.