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Hypertension au Togo : plantes, alimentation, urgences — la pandémie silencieuse

Hypertension au Togo : 27,4 % des adultes touchés. Plantes (bissap gbeflo, ail ayɔ́, néré vɔtsi), cube Maggi et urgences au CHU Sylvanus Olympio.

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Hibiscus séché, ail et feuilles de moringa pour réduire la tension artérielle naturellement

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À propos — Togo

Pourquoi l'hypertension est-elle la pandémie silencieuse au Togo ?

Mis à jour le 5 mai 2026

Au Togo, l'hypertension touche 27,4 % des adultes selon l'enquête STEPS 2021 conduite par l'INSEED, le Ministère de la Santé et l'OMS — une prévalence qui a bondi depuis les ~19 % mesurés en 2010. Autrement dit : un adulte togolais sur quatre vit avec une tension trop élevée, et plus de la moitié l'ignore parce que la maladie ne fait pas mal au stade précoce. Le Ministère de la Santé l'appelle "la pandémie silencieuse" et a lancé en mai dernier la campagne Protège ton cœur sur les radios de Lomé, Sokodé et Kara.

Trois facteurs togolais expliquent ces chiffres. D'abord le sel : la consommation moyenne au Togo est estimée à 10 grammes par jour, soit le double de la recommandation OMS (5 g). Le cube Maggi, l'arôme Jumbo, le poisson fumé d'Aného et la sauce gboma préparée au cube concentrent l'essentiel de cet apport — sans qu'on s'en rende compte au moment où on cuisine. Ensuite l'urbanisation : à Lomé, Tsévié, Kpalimé et Atakpamé, le travail sédentaire, le moto-taxi à toute heure et la bière brassée à l'industrielle remplacent peu à peu la marche et la cuisine longue. Enfin l'accès médical : avec environ 0,07 médecin pour 1 000 habitants (OMS 2023), beaucoup d'adultes ne mesurent leur tension qu'à l'occasion d'un malaise, d'un AVC ou d'une crise rénale.

Le coût humain est concret. Au CHU Sylvanus Olympio de Lomé, l'étude de Yayehd et al. publiée dans Cardiologie Tropicale en 2014 documente que 53 à 57 % des hommes togolais hypertendus présentent aussi une dysfonction érectile — l'un n'arrive jamais seul, parce que l'hypertension abîme la circulation partout. Et au CHR de Sokodé comme à celui de Kara, les services de cardiologie reçoivent chaque mois des patients avec une tension supérieure à 180/110 — souvent découverte trop tard. Les plantes ne remplacent pas un traitement antihypertenseur prescrit ; elles peuvent en revanche soutenir le contrôle tensionnel en complément, à condition de connaître les doses, les interactions et les signes qui imposent une consultation au CHU. C'est ce que cette page documente, en s'appuyant sur la pharmacopée togolaise (Karou et al., FSS, Université de Lomé) et sur les essais cliniques validés.

Quelles plantes togolaises font baisser la tension ?

Sept plantes accessibles à Lomé, Sokodé, Kara ou Atakpamé reviennent dans la littérature ethnobotanique togolaise et dans les essais cliniques. Chacune doit être encadrée par un avis médical si vous êtes déjà sous antihypertenseur prescrit au CHU Sylvanus Olympio ou au CHR de votre région.

1. Bissap — Hibiscus (gbeflo)

Hibiscus sabdariffa — appelé gbeflo en éwé au Togo, bissap au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, foléré au Cameroun, karkadé au Maroc et en Tunisie, da au Niger. C'est la plante anti-hypertensive la plus solidement documentée. McKay et al. (Journal of Nutrition, 2010, n=65) mesurent une réduction de 7,2 mmHg de la pression systolique à 240 mg de calices séchés par jour pendant six semaines. Une étude sénégalaise comparative (Nwachukwu, Journal of Ethnopharmacology, 2015) place le bissap à un niveau d'efficacité non inférieur à 10 mg de captopril chez l'hypertendu léger. Au marché d'Adawlato : environ 1 000 FCFA le sachet de calices séchés. Préparation : 10 g de calices secs dans 500 ml d'eau, infusion 10 minutes, 2 tasses par jour. Précaution : contre-indiqué en grossesse (propriétés emménagogues), prudence en insuffisance rénale sévère.

2. Ail (ayɔ́)

Allium sativum — appelé ayɔ́ en éwé au Togo, ail universellement en français, toom au Maghreb, thiyya en wolof. C'est la plante anti-hypertensive la plus citée dans l'ethnobotanie togolaise selon les enquêtes de la FSS de l'Université de Lomé. Une méta-analyse Cochrane (Ried, 2016, sur 17 essais) documente une réduction de 5 à 8 mmHg de la systolique sous extrait d'ail vieilli (600 à 1 200 mg/j) ou ail cru. Au marché d'Assigamé : environ 500 FCFA la tête. Dose : 1 à 2 gousses crues écrasées par jour ou 600–1 200 mg d'extrait standardisé. Précaution : potentialise les IEC (lisinopril, ramipril) et les anticoagulants (warfarine) ; arrêter 7 jours avant chirurgie.

3. Néré (vɔtsi en éwé / iyɔ́ en kabiyè)

Parkia biglobosa — appelé vɔtsi en éwé (sud Togo), iyɔ́ en kabiyè (nord Togo), néré en français, nété au Mali. C'est la plante la plus singulièrement togolaise de cette liste : Karou et collaborateurs (FSS, Université de Lomé) la documentent en pharmacopée du Togo central (Sokodé) pour le contrôle tensionnel, dans une étude reprise par Journal of Ethnopharmacology. Les graines fermentées donnent le moutarde de néré (soumbara) qui remplace utilement le cube Maggi en cuisine. Au marché de Kara : environ 1 500 FCFA le tas de graines. Préparation : décoction d'écorce 5 g/L, 1 verre par jour pendant 10 jours maximum ; ou intégration culinaire de la moutarde de néré. Précaution : potentialise les antihypertenseurs ; ne pas dépasser 10 jours en cure sans avis médical.

4. Feuille d'olivier

Olea europaea (feuilles, pas fruits) — appelé zitoun au Maghreb. Bien que le Togo ne cultive pas l'olivier, l'extrait standardisé est disponible en pharmacie à Lomé (Pharmacie Adawlato, Pharmacie de la Concorde). L'essai randomisé de Perrinjaquet-Moccetti (Phytomedicine, 2011, n=232) documente une réduction de 11,5 mmHg de la systolique à 500 mg/jour pendant 8 semaines. Dose : infusion 10 g de feuilles sèches dans 500 ml, 2 tasses/jour ; ou extrait standardisé en oleuropéine 500 à 1 000 mg/j. Précaution : potentialise antihypertenseurs et antidiabétiques ; surveiller la PA et la glycémie.

5. Avocat — feuilles (avokado-tsi)

Persea americana (feuilles) — appelé avokado-tsi en éwé au Togo, avocatier en français. Documenté en pharmacopée du sud Togo et de la région des Plateaux pour l'hypertension légère. Une étude nigériane (Journal of Ethnopharmacology, 2009) confirme l'effet vasodilatateur. Pousse dans les concessions de Tsévié, Kpalimé, Atakpamé. Préparation : infusion de 5 à 7 feuilles fraîches dans 500 ml d'eau bouillante, 1 à 2 tasses par jour. Précaution : potentialise les antihypertenseurs ; éviter pendant la grossesse.

6. Kinkéliba

Combretum micranthum — appelé kinkéliba au Togo et au Bénin, séréou en wolof, kazikazi au Niger. Une revue systématique parue dans Phytotherapy Research (2019) confirme l'effet vasodilatateur sur 20 essais. Au marché d'Assigamé : environ 500 FCFA le fagot. Décoction : 3 g de feuilles séchées par litre, 2 à 3 tasses par jour. Précaution : potentialise antihypertenseurs et antidiabétiques — surveiller la PA et la glycémie ; espacer la metformine d'au moins 2 heures.

7. Vernonia amygdalina — feuille amère (amatlɛ́gba)

Vernonia amygdalina — appelée amatlɛ́gba en éwé ("herbe amère"), ewuro en yoruba (BJ), ndolé au Cameroun. Action diurétique légère et vasodilatatrice documentée en pharmacopée ouest-africaine. Infusion : 10 g de feuilles fraîches dans 500 ml, 1 à 2 tasses par jour. Précaution : potentialise les diurétiques (furosémide, hydrochlorothiazide) — risque d'hypokaliémie et de déshydratation ; contre-indiquée en grossesse.

Quel est l'effet mesuré de chaque plante sur la tension systolique ?

Synthèse des sept plantes pertinentes au Togo, avec composé actif, réduction systolique mesurée en essai clinique, préparation, précaution clé, étude de référence et interactions médicamenteuses connues. À utiliser comme repère, jamais comme prescription.

Plante Composé actif Effet sur tension (mmHg) Préparation Précaution Étude
Bissap (gbeflo) Anthocyanes, acide hibiscique −7 à −13 systolique 10 g calices secs / 500 ml, 2 tasses/j Grossesse, IR sévère McKay 2010, Guelle 2019
Ail (ayɔ́) Allicine, S-allyl-cystéine −5 à −8 systolique 1–2 gousses crues/j ou 600–1 200 mg extrait Anticoagulants, IEC, chirurgie Ried, Cochrane 2016
Néré (vɔtsi / iyɔ́) Tanins, flavonoïdes Effet hypotenseur (préclinique) Décoction d'écorce 5 g/L, ≤10 j Potentialise antihypertenseurs Karou et al., FSS-UL
Feuille d'olivier Oleuropéine −11,5 systolique 500–1 000 mg extrait/j Hypoglycémie légère, ATH Perrinjaquet-Moccetti, Phytomedicine 2011
Avocat — feuilles (avokado-tsi) Quercétine, abscisique Effet vasodilatateur 5–7 feuilles fraîches infusées Grossesse, ATH Adeyemi, J Ethnopharmacol 2009
Kinkéliba C-glycosides, vitexine Vasodilatation documentée 3 g feuilles/L, 2–3 tasses/j Potentialise ATH et metformine Phytotherapy Res 2019, IRD
Vernonia (amatlɛ́gba) Vernonioside, sesquiterpènes Diurétique léger + vasodilatateur 10 g feuilles/500 ml, 1–2 tasses/j Diurétiques → hypokaliémie Pan Afr Med J 2014

Lecture : "ATH" désigne les antihypertenseurs prescrits ; "IR" l'insuffisance rénale ; "IEC" les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (lisinopril, ramipril). Chaque case "Précaution" doit être discutée avec votre médecin avant cure prolongée — surtout si vous prenez déjà un traitement délivré au CHU Sylvanus Olympio ou en pharmacie de quartier.

Comment réduire le sel du cube Maggi dans la sauce gboma, adémè et akpan ?

Si la pression artérielle moyenne au Togo est ce qu'elle est, c'est que la cuisine togolaise — pourtant belle, riche en légumes verts et en poissons — est progressivement noyée par le cube. Un cube Maggi de 4 g contient environ 1 g de sodium, soit l'équivalent de 2,5 g de sel à lui seul. Quand la sauce gboma est préparée le matin pour quatre personnes avec deux cubes, plus une cuillère d'arôme Jumbo en fin de cuisson, plus du poisson fumé d'Aného (déjà très salé), on dépasse facilement 5 g de sel par assiette — soit toute la dose journalière OMS dans un seul repas.

Trois plats du quotidien togolais concentrent le sel sans qu'on s'en aperçoive. La sauce gboma (épinards d'Afrique) cuite avec deux cubes et de la sardine en boîte. La sauce adémè (corète potagère, Corchorus olitorius) où le cube remplace le bouillon traditionnel à base d'écrevisses séchées. L'akpan (maïs au lait caillé) servi avec du poisson fumé et un peu de sel ajouté pour "rehausser". Ajoutez le pain de boulangerie, déjà chargé en sel, et le moindre repas dépasse silencieusement la cible.

La bonne nouvelle : on peut réduire le sel de moitié sans perdre la cuisine. Quatre substitutions concrètes, applicables dès demain :

  • Remplacer un cube par un demi-cube + une moutarde de néré (soumbara — vendue à Adawlato et au marché de Kara). La moutarde de néré apporte de l'umami sans sodium ajouté ; les graines fermentées de Parkia biglobosa contiennent même des composés anti-hypertenseurs documentés par Karou et al. à la FSS-UL.
  • Doubler les épices fraîches : ail (ayɔ́) écrasé, gingembre (dzitsi) râpé, oignon, poivre noir, feuille de laurier. Le piment frais en pâte donne du goût sans sel.
  • Choisir le poisson frais ou peu fumé du marché de Lomé plutôt que le poisson lourdement saumuré ; rincer brièvement le poisson fumé d'Aného avant cuisson pour décharger le sel de surface.
  • Goûter avant de saler : la moitié du sel ajouté en fin de cuisson est inutile une fois qu'on l'a goûté.

Côté boissons, le bissap maison (gbeflo, sans sucre ajouté) remplace utilement la limonade industrielle. La tisane de longue vie au kinkéliba prise en fin de repas accompagne l'apprentissage du goût "moins salé" — il faut compter 3 à 4 semaines pour que les papilles se réajustent. Le Ministère de la Santé du Togo l'a inscrit dans la campagne Protège ton cœur : moins de cube, plus d'épices fraîches, plus de bissap, et la tension descend sans médicament chez beaucoup d'hypertendus légers.

Quelles interactions médicamenteuses avec les antihypertenseurs au Togo ?

Au CHU Sylvanus Olympio comme au CHR de Sokodé ou de Kara, les antihypertenseurs les plus prescrits appartiennent à quatre familles : les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC : lisinopril, ramipril, énalapril), les bêta-bloquants (bisoprolol, aténolol), les diurétiques (hydrochlorothiazide, furosémide, indapamide) et les inhibiteurs calciques (amlodipine, nifédipine). Chacune interagit différemment avec les plantes citées plus haut. Il ne s'agit jamais d'arrêter votre traitement, mais de signaler vos plantes à votre médecin avant toute cure prolongée.

  • IEC + ail (ayɔ́) : potentialisation hypotensive — la PA peut chuter trop bas, surtout en début de cure. Mesurer la tension à domicile matin et soir pendant les deux premières semaines ; signaler tout vertige au médecin.
  • Bêta-bloquants + bissap (gbeflo) : effet additif sur la fréquence cardiaque et la PA. Surveiller le pouls (cible 60–80/min au repos) et la tension. Espacer les prises de 2 heures pour limiter le pic.
  • Diurétiques + Vernonia (amatlɛ́gba) : risque d'hypokaliémie (perte de potassium) et de déshydratation. Boire abondamment, manger des bananes et des avocats, demander un ionogramme au CHU si la cure dure plus de 10 jours.
  • Inhibiteurs calciques + pamplemousse : interaction CYP3A4 — l'amlodipine voit sa concentration sanguine grimper. Éviter le pamplemousse et son jus pendant le traitement (l'orange et le citron, en revanche, sont sûrs).
  • Gingembre (dzitsi) + anticoagulants : potentialisation du saignement avec warfarine, aspirine, clopidogrel. Limiter à 1 g/j ; arrêter 7 jours avant toute chirurgie.
  • Plantes hypoglycémiantes + insuline ou sulfamides : kinkéliba, vernonia, néré, feuille d'olivier peuvent toutes accentuer la baisse de glycémie chez le diabétique sous traitement. Surveiller la glycémie capillaire 2 fois/jour pendant les deux premières semaines.

La règle pratique : une seule plante anti-hypertensive à la fois, deux à trois semaines, mesurer la PA avant et après, signaler l'usage au médecin lors du contrôle. Cumuler bissap + ail + feuille d'olivier + kinkéliba revient à empiler des hypotenseurs sans coordination — risque réel d'hypotension orthostatique et de chute, surtout chez les plus de 60 ans à Lomé ou Sokodé.

Quand consulter en urgence au CHU Sylvanus Olympio ?

L'hypertension peut basculer en urgence hypertensive en quelques minutes. Cinq situations imposent de partir immédiatement aux urgences du CHU Sylvanus Olympio à Lomé, du CHR de Sokodé, du CHR de Kara, ou du centre médical le plus proche — sans attendre le lendemain, sans tester une nouvelle plante, sans appeler la pharmacie. Composez le 15 ou le numéro de la SAMU Togo si disponible, ou faites-vous conduire en taxi.

  • Tension artérielle ≥ 180/110 mmHg mesurée deux fois à 5 minutes d'intervalle, surtout si elle s'accompagne d'un autre symptôme listé ci-dessous. C'est la définition de l'urgence hypertensive.
  • Céphalées intenses d'apparition brutale ("la pire migraine de ma vie"), parfois avec nausées et vomissements — peut traduire une hémorragie cérébrale ou un AVC.
  • Vision floue, scotomes (taches noires) ou perte partielle de la vue — signe d'atteinte de la rétine ou du cerveau. À Lomé, l'ophtalmologie d'urgence est au CHU.
  • Douleur thoracique irradiante dans le bras gauche, la mâchoire ou le dos, surtout avec essoufflement ou sueurs froides — peut être un infarctus en cours.
  • Déficit neurologique : faiblesse d'un bras ou d'une jambe, bouche tordue, parole confuse, difficulté à comprendre — signes d'AVC. La phrase test : "lever les deux bras et sourire". Toute asymétrie = urgence absolue.

Au-delà de l'urgence, trois situations imposent une consultation programmée rapide (sous 7 jours) : tension supérieure à 160/100 sur trois mesures espacées, palpitations persistantes, gonflement des chevilles avec fatigue inexpliquée. Le coût d'une consultation en cardiologie au CHU Sylvanus Olympio reste inférieur à celui d'une hospitalisation pour AVC — la prévention est toujours plus accessible que la rééducation. Les plantes ne remplacent pas un traitement antihypertenseur prescrit : elles l'accompagnent, sous surveillance médicale, et seulement après que le diagnostic a été posé.

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Questions fréquentes

Quelles plantes togolaises font baisser la tension selon les études ?

Au Togo, le bissap (gbeflo) reste la mieux documentée — McKay 2010 mesure −7,2 mmHg systolique à 240 mg/j. L'ail (ayɔ́) ajoute −5 à −8 mmHg via une méta-analyse Cochrane 2016. Le néré (vɔtsi / iyɔ́), documenté par la FSS de l'Université de Lomé, complète ce trio en pharmacopée locale traditionnelle togolaise.

Le bissap remplace-t-il un traitement antihypertenseur prescrit à Lomé ?

Non, le bissap (gbeflo) ne remplace jamais un antihypertenseur prescrit au CHU Sylvanus Olympio. Il peut soutenir le contrôle tensionnel en complément à 240 mg/j de calices séchés. N'arrêtez aucun médicament sans avis du cardiologue — les plantes accompagnent, elles ne se substituent pas, surtout dans l'hypertension de stade modéré ou sévère.

Combien de cubes Maggi maximum par jour si je suis hypertendu au Togo ?

Idéalement zéro cube Maggi : un cube apporte 1 g de sodium, soit 2,5 g de sel — la moitié de la cible OMS de 5 g/jour. Au Togo, la consommation moyenne atteint 10 g/j. Remplacez progressivement par moutarde de néré (soumbara), ail frais, gingembre et bissap maison — vendus à Adawlato à Lomé.

Quels signes imposent d'aller aux urgences du CHU Sylvanus Olympio à Lomé ?

Tension supérieure à 180/110, céphalées brutales très intenses, vision floue, douleur thoracique irradiante, faiblesse d'un côté du corps ou parole confuse imposent les urgences immédiatement. C'est une urgence hypertensive — composez le 15, prenez un taxi pour le CHU Sylvanus Olympio. N'attendez pas le lendemain, l'AVC s'installe en minutes seulement.

Le néré (vɔtsi en éwé, iyɔ́ en kabiyè) est-il vraiment efficace contre l'hypertension au Togo ?

Le néré (Parkia biglobosa) est documenté par Karou et al. à la FSS de l'Université de Lomé pour le contrôle tensionnel en pharmacopée togolaise traditionnelle. La moutarde de néré (soumbara) remplace utilement le cube Maggi. Effet hypotenseur préclinique confirmé ; les essais cliniques humains restent limités, ce qui impose la prudence.

Puis-je prendre l'ail (ayɔ́) en même temps que mon traitement à Sokodé ou Kara ?

L'ail (ayɔ́) potentialise les IEC (lisinopril, ramipril) et les anticoagulants — la tension peut baisser trop fort. Demandez l'avis du médecin du CHR de Sokodé ou Kara avant de cumuler ail cru et antihypertenseur. Mesurez la PA à domicile matin et soir pendant les deux premières semaines ; arrêtez 7 jours avant toute chirurgie.

Dr Aminata Diallo
Phytothérapeute & spécialiste en tension artérielle naturelle