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Macération d'écorce d'uvaria chamae et pulpe de baobab, recette béninoise d'inspiration Vodun
Macération720 min

Macération uvaria & écorce de baobab (tradition Vodun, Bénin)

Macération aqueuse longue d'écorce d'uvaria (bois bandé) et d'écorce de baobab, préparation Vodun béninoise utilisée comme tonique amer de soutien glycémique.

Ingrédients

  • 15 g d'écorce séchée d'Uvaria chamae
  • 15 g d'écorce séchée de baobab
  • 1 L d'eau de source

Étapes de préparation

  1. Concasser grossièrement les deux écorces. 2) Placer dans un bocal en verre propre. 3) Verser l'eau froide ou à température ambiante. 4) Couvrir et laisser macérer 12 heures à l'abri de la lumière (préparation classique du soir au matin). 5) Filtrer. 6) Boire 100 ml à jeun le matin, conserver le reste au frais, à consommer dans la journée.

Bienfaits attendus

Propriétés thérapeutiques associées à la plante Bois bandé africain (Uvaria chamae).

  • Soutien de la fertilité féminine : régulation du cycle, usage traditionnel ouest-africain
  • Aphrodisiaque féminin : restauration de la libido, usage classique au Bénin et au Togo
  • Vitalité sexuelle masculine : soutien de l'érection (action vasodilatatrice endothéliale)
  • Soins post-partum : usage traditionnel pour récupération du tonus pelvien
  • Antispasmodique pelvien : soulagement des dysménorrhées (alcaloïdes)
  • Action antioxydante et anti-inflammatoire systémique (chaméomans polyphénoliques)

Précautions

Les macérats peuvent être très concentrés. Respectez les dosages et évitez tout contact avec les yeux.

En cas de symptômes persistants, consultez un médecin ou un professionnel de santé qualifié.

Bois bandé africain (Uvaria chamae)

Uvaria chamae

Uvaria chamae, communément appelé « bois bandé » dans toute l'Afrique francophone de l'Ouest et du Centre, est un arbuste sarmenteux des sous-bois et galeries forestières humides de la zone guinéo-congolaise, dont les racines fibreuses jaunâtres sont l'une des matières médicinales les plus emblématiques de la sphère sexuelle et génésique africaine. Au Bénin, au Togo, en Côte d'Ivoire, au Cameroun et au Gabon, ses décoctions sont vendues sur tous les marchés (Dantokpa à Cotonou, Marché Central de Lomé, Marché Adjamé à Abidjan, Marché Mokolo à Yaoundé) sous le nom générique de « bois bandé » — une appellation qui désigne en réalité plusieurs espèces aux usages voisins (notamment Carpolobia lutea et Microdesmis puberula). Si la réputation populaire d'Uvaria chamae le rattache d'abord à la sphère masculine (vigueur sexuelle, soutien de l'érection), son usage féminin est tout aussi documenté dans la pharmacopée traditionnelle béninoise et ivoirienne : régulation du cycle menstruel, soutien de la fertilité, douleurs menstruelles, aménorrhée fonctionnelle, soins post-partum et aphrodisiaque féminin. Les guérisseurs Adja, Fon, Bariba et Ewé l'incorporent dans des préparations complexes, souvent en synergie avec le djeka (Cassia podocarpa), le poivre africain, l'écorce de palmier ou le gingembre africain. Les racines contiennent un riche cocktail de polyphénols (chaméomans), d'alcaloïdes et de composés terpéniques aux propriétés antioxydantes, vasodilatatrices et anti-inflammatoires démontrées in vitro et chez l'animal. Plusieurs études béninoises et ivoiriennes (Université d'Abomey-Calavi, Université Félix Houphouët-Boigny) ont confirmé une activité sur la fonction endothéliale et un potentiel modulateur de la stéroïdogenèse. Récolte traditionnellement faite par décorticage des racines de jeunes pieds, séchage à l'ombre, vente en bottes liées.

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