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Tension artérielle13 min de lecture

Tension diastolique élevée : les causes du chiffre du bas qui monte

Pourquoi le chiffre du bas monte : surpoids, sel des cubes, alcool, sédentarité, apnée du sommeil, mais aussi rein, thyroïde ou pilule. Seuils, dangers, examens et ce que disent les études pour la faire baisser.

Aminata Diallo
Rédactrice santé — tension artérielle & pharmacopée ouest-africaine2,421 mots
Main versant une cuillère de sel dans une marmite, le sel caché parmi les causes d'une tension diastolique élevée
Table des matières (6)
  1. Pourquoi le chiffre du bas monte-t-il ?
  2. Quelles sont les causes les plus fréquentes d'une diastolique élevée ?
  3. Quelles causes secondaires chercher chez l'adulte jeune ?
  4. À partir de quel chiffre la diastolique est-elle trop haute ?
  5. Systolique ou diastolique : quel chiffre est le plus dangereux ?
  6. Comment faire baisser une tension diastolique élevée ?

Une tension diastolique est élevée à partir de 90 mmHg au cabinet, vérifiée sur plusieurs mesures (Mancia et al., 2023, J Hypertens). Avant 50 ans, surpoids au ventre, sel des cubes, alcool, sédentarité et apnée du sommeil en sont les causes habituelles. Un bilan cherche aussi une cause rénale, hormonale ou médicamenteuse.

Rédigé et relu en interne par la rédaction SantéSource. Ce contenu n'a pas été revu par un professionnel de santé et ne remplace pas un avis médical.

⚕️ Avis médical : Article informatif. Consultez un professionnel avant tout protocole, surtout en cas de grossesse, allaitement ou traitement (antidiabétiques, anticoagulants). Détails en fin d'article.

Le ticket de la pharmacie affiche 13/9,5. Le premier chiffre semble correct. Le second inquiète. Ce « petit chiffre » qui monte seul a presque toujours des causes identifiables, et la plupart se corrigent sans médicament si on les prend tôt. Voici lesquelles, à partir de quel seuil s'en préoccuper et quels examens demander à son médecin.

Pourquoi le chiffre du bas monte-t-il ?

La diastolique mesure la pression qui reste dans les artères entre deux battements, quand le cœur se relâche. Elle dépend surtout de la résistance des petites artères. Si elles se resserrent ou s'épaississent, la pression ne redescend plus assez entre deux contractions. Le chiffre du bas reste haut.

Chez l'adulte de 35 à 50 ans, les grosses artères sont encore souples. Le premier signe d'hypertension est alors souvent une diastolique haute avec une systolique normale ou presque. Après 60 ans, c'est l'inverse : les artères durcissent, la systolique grimpe et la diastolique a tendance à baisser. Le même chiffre du bas ne se lit donc pas de la même façon à 40 et à 70 ans.

Le plus souvent, on ne trouve aucune maladie précise derrière : c'est l'hypertension dite essentielle. Le reste relève d'une cause identifiable. Notre page sur les deux types d'hypertension, essentielle ou secondaire détaille cette différence.

Quelles sont les causes les plus fréquentes d'une diastolique élevée ?

Rarement une seule. Le plus souvent, plusieurs facteurs s'additionnent au fil des années, sans bruit. Les voici, du plus courant au plus discret.

  1. Le surpoids, surtout au ventre. Chaque kilo perdu abaisse la diastolique d'environ 0,9 mmHg (Neter et al., 2003, Hypertension).
  2. Le sel caché. Cubes de bouillon, poisson salé-séché, pain, charcuterie et sauces industrielles. Réduire le sel d'environ 4,4 g par jour a fait baisser la diastolique de 2 mmHg en moyenne (He et al., 2013, BMJ).
  3. L'alcool régulier, bière et vin de palme compris, au-delà de deux verres par jour (Roerecke et al., 2017, Lancet Public Health).
  4. La sédentarité : bureau, voiture ou moto, puis écran le soir.
  5. L'apnée du sommeil.
  6. Le stress chronique et les nuits courtes.
  7. Le tabac, qui resserre les artères à chaque cigarette.
Carte mentale des causes d'une tension diastolique élevée : surpoids abdominal, sel, alcool, sédentarité, apnée du sommeil, stress, tabac, et causes secondaires rénales, surrénaliennes, thyroïdiennes et médicamenteuses
Les causes habituelles du chiffre du bas qui monte, et les causes secondaires à faire rechercher.

Le stress mérite une remarque à part. Il fait monter la tension par à-coups, ce qui ne suffit pas à parler d'hypertension. Notre article sur le stress et la tension artérielle explique comment distinguer un pic passager d'une hypertension installée.

Quelles causes secondaires chercher chez l'adulte jeune ?

Une hypertension qui apparaît jeune, qui est très élevée d'emblée ou qui résiste à plusieurs médicaments doit faire chercher une cause précise. Les recommandations européennes prévoient ce dépistage chez les patients dont l'hypertension débute tôt (Mancia et al., 2023, J Hypertens). Quatre pistes reviennent.

  • Le rein. Une maladie rénale chronique ou le rétrécissement d'une artère du rein. La créatinine et l'analyse d'urine donnent les premiers indices.
  • Les glandes surrénales. Un excès d'aldostérone, souvent avec un potassium bas. L'Endocrine Society conseille de le rechercher par le rapport aldostérone-rénine chez les hypertendus à risque, dont ceux qui ont un potassium bas ou une apnée du sommeil (Funder et al., 2016, J Clin Endocrinol Metab).
  • La thyroïde. Une thyroïde trop lente fait plutôt monter le chiffre du bas.
  • Les médicaments et produits. Pilule œstroprogestative, anti-inflammatoires, corticoïdes, décongestionnants nasaux, réglisse et certains compléments « énergisants ». Sous pilule, le risque d'hypertension était 1,8 fois plus élevé dans une grande cohorte américaine (Chasan-Taber et al., 1996, Circulation).

Ces causes restent minoritaires. Mais les rater coûte cher. Un excès d'aldostérone ou une artère rénale rétrécie se soignent de façon ciblée, et la tension peut alors redescendre durablement. Un adulte de moins de 40 ans avec une diastolique à 10 mérite ce bilan, même s'il se sent en pleine forme.

À partir de quel chiffre la diastolique est-elle trop haute ?

Les seuils diffèrent un peu selon les sociétés savantes, ce qui sème la confusion. Le tableau ci-dessous reprend la grille européenne de 2023 pour une mesure au cabinet (Mancia et al., 2023, J Hypertens).

Classification de la diastolique au cabinet (recommandations européennes 2023)
CatégorieDiastolique (chiffre du bas)Notation couranteQue faire ?
Optimalemoins de 80 mmHgsous 8Rien de particulier
Normale80 à 84 mmHg8 à 8,4Contrôle annuel
Normale-haute85 à 89 mmHg8,5 à 8,9Hygiène de vie, automesure
Hypertension grade 190 à 99 mmHg9 à 9,9Vérifier, bilan, consultation
Hypertension grade 2100 à 109 mmHg10 à 10,9Consulter dans les jours qui viennent
Hypertension grade 3110 mmHg ou plus11 ou plusConsulter le jour même

Aux États-Unis, la barre est plus basse : une diastolique de 80 à 89 y est déjà classée hypertension de stade 1 (Whelton et al., 2018, Hypertension). Les recommandations européennes de cardiologie de 2024 parlent, elles, de « tension élevée » dès 70 mmHg, sans poser le mot hypertension avant 90 (McEvoy et al., 2024, Eur Heart J).

Ces seuils valent pour des mesures répétées, au calme, avec un brassard adapté au bras (Muntner et al., 2019, Hypertension). Si vos chiffres ne montent qu'au cabinet, lisez notre page sur l'effet blouse blanche avant de conclure.

Systolique ou diastolique : quel chiffre est le plus dangereux ?

Les deux, avec un léger avantage pour la systolique. Sur huit ans de suivi, chaque chiffre élevé prédisait à lui seul l'infarctus et l'AVC. Et lus ensemble, ils estiment le risque mieux que chacun séparément (Franklin et al., 2009, Circulation).

Une nuance compte. Une diastolique isolée entre 80 et 89, avec une systolique sous 130, n'a pas été liée à plus d'accidents cardiovasculaires sur vingt-cinq ans (McEvoy et al., 2020, JAMA). Au-delà de 90, en revanche, le risque monte nettement. Un 13/9,5 n'est donc pas un « demi-problème ».

Comment faire baisser une tension diastolique élevée ?

Par les causes, dans l'ordre où elles pèsent chez vous. L'activité physique régulière réduit la diastolique de 2 à 6 mmHg selon le type d'effort (Cornelissen et Smart, 2013, J Am Heart Assoc).

Notre guide pour réduire la tension naturellement détaille ces gestes avec les aliments du quotidien. Pour les tisanes, soyons honnêtes : le bissap et la tension font bon ménage surtout côté systolique, et l'effet reste modeste.

Si la tension atteint 14/9 ou plus sur des mesures répétées, l'OMS recommande un traitement médicamenteux (OMS, 2021). Il n'a rien d'un échec. Et il ne dispense pas des changements d'hygiène de vie, qui permettent souvent de garder une dose plus faible.

Sources

  1. 2023 ESH Guidelines for the management of arterial hypertension The Task Force for the management of arterial hypertension of the European Society of Hypertension: Endorsed by the International Society of Hypertension (ISH) and the European Renal Association (ERA).— Mancia G, Kreutz R, Brunström M et al. · Journal of Hypertension · 2023
  2. 2024 ESC Guidelines for the management of elevated blood pressure and hypertension.— McEvoy JW, McCarthy CP, Bruno RM et al. · European Heart Journal · 2024
  3. 2017 ACC/AHA/AAPA/ABC/ACPM/AGS/APhA/ASH/ASPC/NMA/PCNA Guideline for the Prevention, Detection, Evaluation, and Management of High Blood Pressure in Adults: A Report of the American College of Cardiology/American Heart Association Task Force on Clinical Practice Guidelines.— Whelton PK, Carey RM, Aronow WS et al. · Hypertension · 2018
  4. Effect of Systolic and Diastolic Blood Pressure on Cardiovascular Outcomes.— Flint AC, Conell C, Ren X et al. · New England Journal of Medicine · 2019
  5. Association of Isolated Diastolic Hypertension as Defined by the 2017 ACC/AHA Blood Pressure Guideline With Incident Cardiovascular Outcomes.— McEvoy JW, Daya N, Rahman F et al. · JAMA · 2020
  6. Single versus combined blood pressure components and risk for cardiovascular disease: the Framingham Heart Study.— Franklin SS, Lopez VA, Wong ND et al. · Circulation · 2009
  7. Age-specific relevance of usual blood pressure to vascular mortality: a meta-analysis of individual data for one million adults in 61 prospective studies.— Lewington S, Clarke R, Qizilbash N et al. · The Lancet · 2002
  8. Prospective study of the association between sleep-disordered breathing and hypertension.— Peppard PE, Young T, Palta M, Skatrud J · New England Journal of Medicine · 2000
  9. The effect of a reduction in alcohol consumption on blood pressure: a systematic review and meta-analysis.— Roerecke M, Kaczorowski J, Tobe SW et al. · The Lancet Public Health · 2017
  10. Influence of weight reduction on blood pressure: a meta-analysis of randomized controlled trials.— Neter JE, Stam BE, Kok FJ et al. · Hypertension · 2003
  11. Exercise training for blood pressure: a systematic review and meta-analysis.— Cornelissen VA, Smart NA · Journal of the American Heart Association · 2013
  12. Effect of longer term modest salt reduction on blood pressure: Cochrane systematic review and meta-analysis of randomised trials.— He FJ, Li J, MacGregor GA · BMJ · 2013
  13. Effects on blood pressure of reduced dietary sodium and the Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) diet. DASH-Sodium Collaborative Research Group.— Sacks FM, Svetkey LP, Vollmer WM et al. · New England Journal of Medicine · 2001
  14. Prospective study of oral contraceptives and hypertension among women in the United States.— Chasan-Taber L, Willett WC, Manson JE et al. · Circulation · 1996
  15. The Management of Primary Aldosteronism: Case Detection, Diagnosis, and Treatment: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline.— Funder JW, Carey RM, Mantero F et al. · Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism · 2016
  16. Measurement of Blood Pressure in Humans: A Scientific Statement From the American Heart Association.— Muntner P, Shimbo D, Carey RM et al. · Hypertension · 2019
  17. Hibiscus sabdariffa L. tea (tisane) lowers blood pressure in prehypertensive and mildly hypertensive adults.— McKay DL, Chen CY, Saltzman E, Blumberg JB · Journal of Nutrition · 2010
  18. Guideline for the pharmacological treatment of hypertension in adults— OMS · Organisation mondiale de la Santé (OMS) · 2021

Questions fréquentes

Quel est le plus dangereux, systolique ou diastolique ?

La systolique pèse un peu plus lourd, mais les deux comptent. Dans une très large cohorte suivie huit ans, chaque chiffre élevé prédisait à lui seul l'infarctus et l'AVC, la systolique davantage. Une diastolique haute ne se néglige donc jamais, même avec une systolique normale.

Pourquoi ma tension diastolique est-elle haute ?

Le plus souvent, parce que les petites artères freinent davantage le passage du sang. Surpoids au ventre, sel en excès, alcool régulier, manque d'activité et mauvais sommeil en sont les moteurs habituels. Plus rarement, un rein malade, une thyroïde déréglée, un excès d'aldostérone ou un médicament expliquent ce chiffre. Un bilan médical tranche.

Quelle est la limite de tension diastolique considérée comme élevée ?

En Europe, la diastolique est trop haute à partir de 90 mmHg au cabinet, soit « 9 » dans la notation courante, et à partir de 85 en automesure à domicile (Mancia et al., 2023, J Hypertens). Entre 85 et 89 au cabinet, on parle de tension normale-haute. Le diagnostic exige plusieurs mesures.

Comment puis-je faire baisser ma tension diastolique élevée ?

En agissant sur ses causes. Perdre du poids, saler moins, boire moins d'alcool et bouger chaque jour abaissent chacun la diastolique de quelques points. Une perte moyenne de 5 kg l'a réduite d'environ 3,6 mmHg dans les essais (Neter et al., 2003, Hypertension). Ces gestes s'additionnent, mais ils ne remplacent jamais un traitement prescrit.

Quel est le traitement pour l'hypertension diastolique ?

C'est celui de toute hypertension : hygiène de vie d'abord, puis médicaments si la tension, vérifiée sur plusieurs mesures, atteint 14/9 ou plus. L'OMS recommande alors un traitement médicamenteux (OMS, 2021). Le médecin choisit la molécule selon votre âge, vos reins, une grossesse et vos autres maladies. Ne prenez jamais le comprimé d'un proche.

Quels sont les dangers d'une tension diastolique élevée ?

Une diastolique haute fatigue le cœur et abîme les artères, les reins, les yeux et le cerveau. Dans une analyse de 61 études, chaque hausse de 10 mmHg de la diastolique habituelle doublait environ le risque de mourir d'un AVC ou d'une maladie coronaire (Lewington et al., 2002, Lancet). Sans aucun symptôme.

Une diastolique à 9 avec une systolique normale, est-ce grave ?

On parle d'hypertension diastolique isolée. Entre 80 et 89, une grande étude américaine n'a pas trouvé de surrisque cardiovasculaire net sur vingt-cinq ans (McEvoy et al., 2020, JAMA). À 90 ou plus, c'est une hypertension de grade 1, à vérifier par automesure. Agir tôt reste payant, car la systolique peut grimper ensuite.

Le stress peut-il faire monter le chiffre du bas ?

Oui, mais souvent de façon passagère. Une dispute, un trajet tendu ou la consultation elle-même font monter les deux chiffres quelques minutes. Ce qui compte, c'est la moyenne de mesures prises au calme, après cinq minutes assis (Muntner et al., 2019, Hypertension). Un stress chronique, lui, peut entretenir une tension haute.

L'alcool fait-il monter la tension diastolique ?

Oui, au-delà de deux verres par jour. Chez les plus gros buveurs, diviser leur consommation par deux a abaissé la diastolique d'environ 4 mmHg (Roerecke et al., 2017, Lancet Public Health). Bière, vin de palme et spiritueux comptent de la même façon. Sous deux verres par jour, réduire n'a rien changé de net.

La pilule contraceptive peut-elle faire monter la tension ?

Oui, chez certaines femmes. Dans une grande cohorte d'infirmières américaines, prendre la pilule était associé à un risque d'hypertension 1,8 fois plus élevé que ne l'avoir jamais prise (Chasan-Taber et al., 1996, Circulation). Ce risque baissait vite après l'arrêt. Une tension qui monte sous pilule justifie d'en parler au médecin ou à la sage-femme.

L'apnée du sommeil peut-elle causer une diastolique élevée ?

Oui, c'est une cause connue. Les pauses respiratoires nocturnes réveillent le cerveau et font grimper la tension, y compris le jour. Ronflements forts, pauses remarquées par le conjoint, réveils fatigués et somnolence au volant doivent faire consulter. Le médecin peut alors demander un enregistrement du sommeil, surtout si la tension reste haute malgré le traitement.

Quels examens faire pour chercher une cause ?

Le bilan de base comprend une prise de sang avec créatinine, potassium, sodium, glycémie et cholestérol, une analyse d'urine et un électrocardiogramme (Mancia et al., 2023, J Hypertens). Selon le contexte, le médecin ajoute un dosage de TSH pour la thyroïde, un rapport aldostérone-rénine ou un enregistrement du sommeil. Apportez vos médicaments.

Une diastolique élevée chez un homme jeune, est-ce normal ?

Fréquent ne veut pas dire normal. Avant 50 ans, le chiffre du bas monte souvent avant celui du haut. Chez un homme qui « se sent bien », on la découvre par hasard, en pharmacie ou à l'embauche. C'est pourtant l'âge où corriger poids, sel et alcool rapporte le plus.

Le sel des cubes de bouillon compte-t-il vraiment ?

Oui. Le cube est très salé, et une marmite en reçoit souvent deux ou trois, plus le poisson salé-séché. Or réduire le sel d'environ 4,4 g par jour a abaissé la diastolique de 2 mmHg en moyenne (He et al., 2013, BMJ). Remplacez une partie des cubes par oignon, ail, gingembre et herbes.

Combien de kilos perdre pour voir baisser la diastolique ?

Chaque kilo compte. Dans une méta-analyse de vingt-cinq essais, la diastolique baissait d'environ 0,9 mmHg par kilo perdu, et d'environ 5 mmHg quand la perte dépassait 5 kg (Neter et al., 2003, Hypertension). Inutile de viser un poids idéal pour commencer. Mesurer son tour de taille chaque mois aide à suivre ses progrès.

Le sport fait-il baisser la diastolique ?

Oui, presque toutes les formes d'effort. Endurance, musculation dynamique, exercices isométriques comme la planche ou entraînement combiné ont tous abaissé la diastolique dans les essais, de 2 à 6 mmHg selon le type (Cornelissen et Smart, 2013, J Am Heart Assoc). Trente minutes de marche rapide par jour, c'est un départ simple.

Quand une diastolique élevée est-elle une urgence ?

Une diastolique à 110 ou plus correspond à une hypertension de grade 3 (Mancia et al., 2023, J Hypertens) : consultez le jour même. Avec douleur dans la poitrine, essoufflement, mal de tête brutal ou trouble de la vue ou de la parole, c'est une urgence. Allez aux urgences sans attendre.

Les tisanes comme le bissap suffisent-elles ?

Non. Dans un petit essai, trois tasses d'hibiscus par jour pendant six semaines ont abaissé la systolique de 7,2 mmHg, mais la baisse de la diastolique n'a pas dépassé celle du placebo (McKay et al., 2010, J Nutr). C'est un appoint modeste. Sous traitement, demandez d'abord l'avis de votre médecin.