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Tension artérielle12 min de lecture

Plantes mauvaises pour les reins : lesquelles éviter et pourquoi

Quelles plantes abîment les reins ? Addad, aristoloche, casse fétide et séné, le cumul anti-inflammatoire, diurétique et décoction concentrée, et les signes d'alerte : ce que disent les études.

Aminata Diallo
Rédactrice santé — tension artérielle & pharmacopée ouest-africaine2,624 mots
Racines et écorces séchées vendues en vrac dans des sacs au marché, plantes mauvaises pour les reins sans nom botanique
Table des matières (11)
  1. Pourquoi les reins sont-ils si exposés aux remèdes traditionnels ?
  2. Quelles plantes sont les plus dangereuses pour les reins ?
  3. Pourquoi le chardon à glu (addad) reste-t-il si dangereux ?
  4. Comment l'aristoloche a-t-elle abîmé les reins de femmes qui voulaient maigrir ?
  5. Que faut-il savoir du séné et de la casse fétide ?
  6. Quels aliments et jus peuvent devenir toxiques pour des reins fragiles ?
  7. Quel est le pire ennemi des reins au quotidien ?
  8. Quelle plante nettoie vraiment les reins ?
  9. Comment boire une décoction traditionnelle sans abîmer ses reins ?
  10. Quels signes doivent faire arrêter une tisane tout de suite ?
  11. Qui doit éviter toute cure de plantes sans avis médical ?

Les plantes mauvaises pour les reins existent, mais le vrai danger vient du cumul : décoction concentrée bue des semaines, anti-inflammatoires achetés au détail et traitement de la tension. Sous diurétique et IEC ou sartan, ajouter un anti-inflammatoire a augmenté de 31 % le risque d'insuffisance rénale aiguë (Lapi et al., 2013, BMJ).

Rédigé et relu en interne par la rédaction SantéSource. Ce contenu n'a pas été revu par un professionnel de santé et ne remplace pas un avis médical.

⚕️ Avis médical : Article informatif. Consultez un professionnel avant tout protocole, surtout en cas de grossesse, allaitement ou traitement (antidiabétiques, anticoagulants). Détails en fin d'article.

Une tisane « pour laver les reins », achetée au marché. Une plaquette d'ibuprofène vendue au détail pour le mal de dos. Un comprimé contre la tension, pris quand on y pense. Séparément, aucun de ces gestes ne paraît grave. Réunis chez une personne hypertendue qui boit peu par temps chaud, ils peuvent pourtant faire basculer les reins en quelques jours.

Les remèdes traditionnels figurent parmi les causes reconnues d'insuffisance rénale aiguë en Afrique (Luyckx et Naicker, 2008, Nat Clin Pract Nephrol). Cet article ne vend aucune cure. Il liste les plantes dont la toxicité rénale est décrite, explique pourquoi l'idée de « nettoyer » ses reins part d'une erreur, et donne les signes qui doivent faire arrêter une décoction le jour même.

Pourquoi les reins sont-ils si exposés aux remèdes traditionnels ?

Le rein filtre le sang sans arrêt et concentre ce qu'il évacue. Une molécule toxique, diluée dans une tasse, peut donc atteindre dans les tubules rénaux une concentration bien plus forte que dans le reste du corps. C'est pour cela que de nombreux remèdes à base de plantes ont été associés à des atteintes rénales, aiguës ou chroniques, parfois des années après l'exposition (Luyckx, 2012, Adv Chronic Kidney Dis).

Le mode de préparation compte autant que la plante. Les décoctions traditionnelles sont souvent bues en cure longue, sans dose de référence, parfois mélangées à plusieurs racines dont personne ne connaît le nom exact. Une série sud-africaine a décrit des cas d'insuffisance rénale aiguë survenus après la prise de remèdes traditionnels (Luyckx et al., 2005, Ren Fail).

En zone tropicale, les toxines végétales figurent à côté des venins de serpent et des produits chimiques parmi les causes de néphropathie toxique (Jha et Chugh, 2003, Semin Nephrol). Et un rein déjà fatigué par une hypertension mal contrôlée encaisse moins bien chaque agression. Connaître ses vrais chiffres de tension artérielle fait partie de la protection des reins.

Quelles plantes sont les plus dangereuses pour les reins ?

Toutes les plantes ne se valent pas. Certaines sont toxiques à presque toutes les doses. D'autres deviennent dangereuses par la durée, la concentration ou l'association avec un médicament. Le tableau ci-dessous regroupe celles dont le risque est décrit dans la littérature médicale.

Plante (nom local)Partie en causeAtteinte décriteNotre verdict
Chardon à glu, addad / الأدد (Atractylis gummifera)RacineFoie, reins, hypoglycémieÀ exclure
Aristoloche (Aristolochia)Racine, tigeFibrose rénale, cancer des voies urinairesÀ exclure
Impila (Callilepis laureola)TuberculeFoie, reinsÀ exclure
Casse fétide, bantamaré, café nègre (Senna occidentalis)Graines cruesMuscles, foie, cerveauÀ exclure chez l'enfant
Séné, sana makki (Senna alexandrina)Feuilles, goussesPerte d'eau et de potassiumUne semaine maximum, jamais avant 12 ans ni enceinte ou en allaitant
RéglisseRacinePerte de potassium, hausse de tensionÀ éviter si hypertension
Carambole, jus de noniFruit, jusIntoxication, excès de potassiumInterdits si reins malades

En Afrique australe, l'impila a causé des intoxications chez une mère et son enfant, identifiées par analyse toxicologique (Steenkamp et al., 1999, Hum Exp Toxicol). Les plantes « à exclure » ne pardonnent pas une erreur d'identification. Et un risque modéré devient sérieux dès qu'il s'ajoute à un diurétique ou à un anti-inflammatoire.

Pourquoi le chardon à glu (addad) reste-t-il si dangereux ?

L'addad, الأدد en arabe, est le chardon à glu (Atractylis gummifera). Sa racine contient de l'atractyloside et du carboxyatractyloside, deux molécules qui bloquent la production d'énergie dans les cellules du foie et des tubules rénaux. Une revue des intoxications aiguës décrit hypoglycémie sévère, hépatite et insuffisance rénale, avec une évolution parfois mortelle (Hamouda et al., 2004, Vet Hum Toxicol).

Au Maroc, les données toxicologiques nationales en font une cause récurrente d'intoxication grave (Hami et al., 2011, Bull Soc Pathol Exot). Les enfants paient le plus lourd tribut. Une série marocaine rapporte des décès d'enfants après ingestion de la plante (Nya et al., 2021, Am J Forensic Med Pathol).

Même la peau ne protège pas. Un cas publié décrit une atteinte du foie et des reins après une simple application cutanée (Bouziri et al., 2010, Clin Toxicol). Notre position est nette : l'addad n'a aucune place dans une préparation maison, ni bue, ni en cataplasme, ni en fumigation.

Comment l'aristoloche a-t-elle abîmé les reins de femmes qui voulaient maigrir ?

Au début des années 1990, des jeunes femmes suivies dans une clinique d'amaigrissement à Bruxelles ont développé une fibrose rénale rapide. En cause, une préparation de plantes chinoises dans laquelle une aristoloche avait remplacé une autre racine (Vanherweghem et al., 1993, Lancet). Certaines ont eu besoin de dialyse.

L'histoire ne s'arrête pas là. Chez des patientes arrivées au stade terminal de cette néphropathie, des cancers des voies urinaires ont ensuite été retrouvés, liés à l'acide aristolochique (Nortier et al., 2000, N Engl J Med).

Pourquoi en parler ici ? Parce que des espèces d'Aristolochia sont utilisées localement sur plusieurs continents, Afrique comprise, et contiennent cet acide toxique pour le rein (Heinrich et al., 2009, J Ethnopharmacol). Une racine vendue sans nom botanique peut en contenir. La leçon de Bruxelles tient en une phrase : une plante mal identifiée suffit.

Que faut-il savoir du séné et de la casse fétide ?

Le séné (Senna alexandrina), vendu sous le nom de sana makki ou senamekki au Maghreb, est un laxatif stimulant. Il est réservé à la constipation occasionnelle, pas plus d'une semaine, chez l'adulte et l'adolescent de plus de 12 ans (EMA/HMPC, 2020, monographie de l'Union européenne sur la feuille de séné). Prolongé, il fait perdre de l'eau et du potassium. Chez une personne sous diurétique contre la tension, cette perte s'ajoute à celle du médicament.

La même monographie le contre-indique en cas d'occlusion, de rétrécissement ou d'atonie de l'intestin, d'appendicite, de maladie inflammatoire de l'intestin (Crohn, rectocolite), de douleur abdominale inexpliquée et de déshydratation sévère. Il est aussi contre-indiqué chez l'enfant de moins de 12 ans, pendant la grossesse et pendant l'allaitement (EMA/HMPC, 2020). Si la constipation persiste, parlez-en à un médecin ou un pharmacien.

La casse fétide (Senna occidentalis), appelée bantamaré au Sénégal, kinkéliba bâtard au Bénin et au Togo ou café nègre au Cameroun, pose un autre problème. Ses graines crues sont toxiques. Des atteintes associant muscles, foie et cerveau ont été décrites chez des enfants (Chhapola et al., 2018, Indian J Crit Care Med). Or une destruction musculaire massive surcharge ensuite les reins.

Le piège, c'est la confusion avec le vrai kinkéliba (Combretum micranthum), bu tous les jours dans de nombreuses familles. Achetez-le en feuilles entières et reconnaissables, jamais en poudre ni en mélange de graines. Notre liste des plantes à éviter en cas d'hypertension détaille d'autres pièges, comme la réglisse.

Quels aliments et jus peuvent devenir toxiques pour des reins fragiles ?

La question n'a pas de réponse universelle. Pour un rein sain, très peu d'aliments posent problème. Pour un rein déjà malade, la liste s'allonge vite.

La carambole en est l'exemple le plus net. Ce fruit étoilé contient une neurotoxine que le rein normal évacue sans difficulté. Chez des patients en insuffisance rénale chronique modérée, sa consommation a provoqué des intoxications potentiellement mortelles, avec troubles neurologiques (Herbland et al., 2009, Intensive Care Med).

Le jus de noni, vendu comme fortifiant, est riche en potassium. Une hyperkaliémie a été rapportée chez un patient insuffisant rénal qui en buvait (Mueller et al., 2000, Am J Kidney Dis). Même logique pour les jus de feuilles très concentrés pris en cure : quand le rein filtre mal, le potassium s'accumule et menace le cœur.

Pour le reste, les excès ordinaires pèsent davantage. Bouillons cubes, poisson séché très salé, sodas sucrés et alcool abîment les reins par l'intermédiaire de la tension et du diabète, lentement et sans symptôme.

Quel est le pire ennemi des reins au quotidien ?

Si une seule réponse devait rester, ce serait l'association de médicaments, pas une plante isolée. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, diclofénac, kétoprofène) réduisent le débit sanguin du rein. Chez une personne qui prend déjà un diurétique et un IEC ou un sartan contre la tension, ils retirent au rein ses dernières marges d'adaptation.

Une grande étude cas-témoins britannique a mesuré cet effet. La triple association a augmenté de 31 % le risque d'insuffisance rénale aiguë, et ce risque était près de deux fois plus élevé pendant les 30 premiers jours de l'association (Lapi et al., 2013, BMJ).

Ajoutez une décoction laxative ou « drainante » qui fait perdre de l'eau, une journée de forte chaleur, une diarrhée : le rein n'a plus assez de sang à filtrer. Car c'est souvent la déshydratation qui déclenche la crise, pas la tisane seule.

Ce trio ne figure sur aucune étiquette. Il faut donc le nommer.

Quelle plante nettoie vraiment les reins ?

Aucune. La question repose sur une idée fausse : les reins ne s'encrassent pas comme un filtre à huile. Ils se nettoient eux-mêmes, en continu, tant qu'ils reçoivent assez d'eau et de sang. Aucune tisane « détox » n'a montré d'amélioration de la fonction d'un rein sain dans une étude clinique sérieuse.

Les plantes vendues comme draineuses sont pour la plupart diurétiques. Elles font uriner davantage, ce qui donne une impression de nettoyage. Pour un hypertendu sous diurétique, cette perte d'eau supplémentaire est un risque, pas un bénéfice. Le seul nettoyage utile reste banal : boire de l'eau régulièrement, surtout par temps chaud, et traiter sa tension.

Si vous cherchez des plantes pour accompagner un traitement de la tension, lisez plutôt notre guide des remèdes africains contre l'hypertension, qui sépare les plantes étudiées de celles qui ne le sont pas. Puis parlez-en au médecin qui suit votre tension.

Comment boire une décoction traditionnelle sans abîmer ses reins ?

Inutile d'interdire toutes les tisanes. Le kinkéliba, le gingembre ou le bissap non sucré font partie de la vie quotidienne. Ils n'ont pas le profil de toxicité rénale des plantes listées plus haut, mais ils ne sont pas neutres pour autant.

Le bissap peut abaisser la tension (Serban et al., 2015, J Hypertens) : son effet s'ajoute alors à celui d'un diurétique ou d'un autre traitement de la tension. Le gingembre figure parmi les plantes associées à un risque accru de saignement sous warfarine (Tan et Lee, 2021, Br J Clin Pharmacol). Sous traitement de la tension ou sous anticoagulant, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant d'en boire chaque jour.

Cinq règles limitent ensuite le risque :

  • Une seule plante à la fois, identifiée par son nom, jamais un mélange anonyme en poudre.
  • La dose indiquée sur la notice ou par un pharmacien, et jamais une décoction réduite jusqu'à devenir sirupeuse.
  • La durée indiquée sur la notice ou par un pharmacien ; pour le séné, une semaine au plus (EMA/HMPC, 2020). Sans amélioration, arrêtez et consultez.
  • Jamais en même temps qu'un anti-inflammatoire acheté au détail.
  • Toujours signalée au médecin ou au pharmacien si vous prenez un traitement contre la tension ou le diabète.

Le vendeur qui refuse de nommer ses plantes, ou qui promet de « laver » vos reins en quelques jours, vous donne déjà une bonne raison de ne pas acheter.

Quels signes doivent faire arrêter une tisane tout de suite ?

Le rein souffre en silence, puis parle d'un coup. Arrêtez toute préparation à base de plantes et consultez le jour même si l'un de ces signes apparaît après le début d'une cure :

  • urines nettement moins abondantes, ou très foncées ;
  • chevilles ou paupières gonflées, prise de poids rapide ;
  • nausées, vomissements, perte d'appétit inhabituelle ;
  • fatigue intense, crampes, faiblesse des muscles ;
  • yeux ou peau jaunes, signe d'une atteinte du foie souvent associée ;
  • confusion, somnolence anormale ou convulsions.

Apportez au médecin le sachet ou un reste de la préparation. Sans nom de plante, l'équipe soignante travaille à l'aveugle. Une prise de sang avec créatinine et potassium suffit souvent à mesurer l'atteinte.

En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement le numéro d'urgence de votre pays ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Arbre de décision : quels signes après une tisane doivent faire arrêter la cure et consulter le jour même
Urines rares, gonflements, vomissements, jaunisse : quand arrêter une décoction et consulter.

Qui doit éviter toute cure de plantes sans avis médical ?

Certaines personnes n'ont aucune marge d'erreur. Pour elles, toute décoction prise en cure se discute d'abord avec un soignant :

  • les personnes hypertendues, surtout sous diurétique, IEC ou sartan ;
  • les personnes diabétiques ;
  • toute personne ayant une maladie rénale connue ou une créatinine élevée ;
  • les femmes enceintes ou qui allaitent ;
  • les enfants (le séné est contre-indiqué avant 12 ans) et les personnes âgées ;
  • les personnes sous anticoagulant ou sous lithium.

L'hypertension et le diabète usent les reins pendant des années sans aucun symptôme, et beaucoup d'adultes hypertendus ignorent leur état. Un contrôle annuel de la tension, de la glycémie et de la créatinine est plus utile que n'importe quelle tisane.

Récapitulatif des plantes toxiques pour les reins, du cumul anti-inflammatoire, diurétique et tisane, et des règles de prudence : dose et durée de la notice ou du pharmacien, séné une semaine au plus
Plantes à exclure, cumul AINS-diurétique-tisane et règles de prudence en un coup d'œil.

Sources

  1. Acute kidney injury associated with the use of traditional medicines.— Luyckx VA, Naicker S · Nature Clinical Practice Nephrology · 2008
  2. Nephrotoxicity of alternative medicine practice.— Luyckx VA · Advances in Chronic Kidney Disease · 2012
  3. Acute renal failure associated with the use of traditional folk remedies in South Africa.— Luyckx VA, Steenkamp V, Stewart MJ et al. · Renal Failure · 2005
  4. Nephropathy associated with animal, plant, and chemical toxins in the tropics.— Jha V, Chugh KS · Seminars in Nephrology · 2003
  5. A review of acute poisoning from Atractylis gummifera L.— Hamouda C, Hédhili A, Ben Salah N et al. · Veterinary and Human Toxicology · 2004
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  7. Death in Children After Atractylis gummifera L. Poisoning in Morocco-Report of Three Cases and Review of Literature.— Nya S, Abouzahir H, Dami A et al. · American Journal of Forensic Medicine and Pathology · 2021
  8. Hepatorenal injury induced by cutaneous application of Atractylis gummifera L.— Bouziri A, Hamdi A, Menif K et al. · Clinical Toxicology · 2010
  9. Detection of poisoning by Impila (Callilepis laureola) in a mother and child.— Steenkamp V, Stewart MJ, Zuckerman M · Human & Experimental Toxicology · 1999
  10. Rapidly progressive interstitial renal fibrosis in young women: association with slimming regimen including Chinese herbs.— Vanherweghem JL, Depierreux M, Tielemans C et al. · The Lancet · 1993
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  12. Local uses of Aristolochia species and content of nephrotoxic aristolochic acid 1 and 2--a global assessment based on bibliographic sources.— Heinrich M, Chan J, Wanke S et al. · Journal of Ethnopharmacology · 2009
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  15. Noni juice (Morinda citrifolia): hidden potential for hyperkalemia?— Mueller BA, Scott MK, Sowinski KM et al. · American Journal of Kidney Diseases · 2000
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  18. Effect of sour tea (Hibiscus sabdariffa L.) on arterial hypertension: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials.— Serban C, Sahebkar A, Ursoniu S, Andrica F et al. · Journal of Hypertension · 2015
  19. Warfarin and food, herbal or dietary supplement interactions: A systematic review.— Tan CSS, Lee SWH · British Journal of Clinical Pharmacology · 2021

Questions fréquentes

Quel est le pire ennemi pour les reins ?

Le pire ennemi des reins est un cumul : un anti-inflammatoire comme l'ibuprofène, un diurétique ou un autre traitement de la tension, et une déshydratation. Une tisane laxative ou « drainante » aggrave ce mélange. À long terme, une hypertension et un diabète mal contrôlés abîment les reins. Faites contrôler votre tension et votre créatinine chaque année.

Quelle est la plante la plus efficace pour nettoyer les reins ?

Aucune plante ne nettoie les reins, car ils ne s'encrassent pas : ils filtrent le sang en continu tant qu'ils reçoivent assez d'eau. Les tisanes dites draineuses font surtout uriner davantage. Chez une personne sous diurétique, cette perte d'eau devient un risque. Boire de l'eau régulièrement et traiter sa tension sont bien plus utiles à vos reins.

Quels sont les aliments toxiques pour les reins ?

Pour un rein sain, peu d'aliments sont toxiques en quantité normale. Pour un rein déjà malade, la carambole peut provoquer une intoxication grave et le jus de noni apporte trop de potassium. L'excès de sel, de sodas sucrés et d'alcool use les reins plus lentement, en passant par la tension artérielle et le diabète.

Une tisane peut-elle provoquer une insuffisance rénale ?

Oui. Certaines plantes, comme le chardon à glu (addad) ou l'aristoloche, sont toxiques pour les reins même à faible dose. D'autres deviennent dangereuses en décoction concentrée, en cure longue ou avec un anti-inflammatoire. Urines rares ou très foncées, chevilles gonflées, vomissements répétés : arrêtez la tisane et consultez un médecin le jour même.