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Photographie de Nbeg, jujubier sauvage (Ziziphus lotus), petits fruits ronds entre les rameaux épineux, source Wikimedia Commons
Plante médicinale

Nbeg

Ziziphus lotus

Photo : Nanosanchez, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons, modifiée

Vue d'ensemble

Le nbeg est le fruit du jujubier sauvage d'Afrique du Nord, Ziziphus lotus (L.) Lam., de la famille des Rhamnacées. Au Maroc, l'arbuste épineux s'appelle sedra (السدرة) et son fruit nbeg, nbeq ou nbag (النبق). Il pousse dans les régions arides et semi-arides, du Haouz et de la Chaouia jusqu'à l'Oriental et au Souss. Le fruit est une petite drupe ronde, brun-rouge à maturité en automne, dont la pulpe farineuse et sucrée entoure un gros noyau. Trois autres jujubiers sont souvent confondus avec lui. Ziziphus jujuba est le jujubier cultivé, aux fruits plus gros vendus sous le nom de jujubes ou « dattes chinoises ». Ziziphus spina-christi est le sidr de la péninsule arabique et du Proche-Orient. Ziziphus mauritiana est le jujubier sahélien, le sii des Wolofs, qui a sa propre fiche sur SantéSource. Au Maghreb, « sedra » désigne le plus souvent Z. lotus, mais « sidr » peut désigner d'autres jujubiers selon les régions, et les études menées sur une espèce ne valent pas pour une autre. Dans la médecine traditionnelle du Maghreb, les feuilles, les racines, l'écorce et le fruit servent contre le diabète, les troubles digestifs et urinaires et certains problèmes de peau. Une revue marocaine recense ces usages et plus de 181 composés identifiés dans la plante : terpénoïdes, polyphénols, flavonoïdes, alcaloïdes et acides gras (Bencheikh et al., Pharmaceuticals, 2023). Ces usages restent traditionnels. Le fruit est d'abord un aliment, qui apporte des glucides, des fibres, des minéraux et des polyphénols antioxydants (Messaad et Belhadj, Journal of Medicinal Food, 2025). Le nbeg aide-t-il contre le diabète ? Les données viennent de l'animal. Chez des souris rendues obèses par un régime gras, la poudre de fruit a amélioré la tolérance au glucose et les graisses du sang, sans réduire l'obésité (Berrichi et al., Archives of Physiology and Biochemistry, 2021). Une revue de 2025 sur le syndrome métabolique rassemble des résultats de laboratoire et d'expériences animales du même type, et rappelle que les polyphénols du sedra sont mal absorbés (Alla et al., Advances in Pharmacological and Pharmaceutical Sciences, 2025). Nous n'avons trouvé aucun essai clinique publié testant le fruit ou les feuilles chez des personnes diabétiques. En cas de diabète, le nbeg se compte comme un fruit sucré dans la ration du jour, et il ne remplace pas un traitement.

Nom scientifique

Ziziphus lotus

Composés actifs

Flavonoïdes (rutine, hypéroside, isoquercitrine)Stilbènes (resvératrol)Alcaloïdes cyclopeptidiques (racines, écorce)Terpénoïdes et saponinesGlucides, fibres et minéraux du fruit

Noms locaux

Algérie : Sedra (السدرة), Nbeg (le fruit)FR : Jujubier sauvage, Jujubier lotusMaroc : Nbeg (النبق), Nbeq, Nbag, Sedra (السدرة, l'arbuste)Tunisie : Sedra (السدرة), Nbeg (le fruit)

Bienfaits documentés

  • Fruit sauvage comestible du Maghreb (nbeg), mangé frais ou séché : glucides, fibres, minéraux et polyphénols
  • Usage traditionnel des feuilles, des racines et du fruit contre le diabète et les troubles digestifs et urinaires
  • Glycémie : effets observés chez la souris et en laboratoire seulement ; aucun essai clinique humain trouvé
  • À ne pas confondre avec le jujubier cultivé (Z. jujuba), le sidr d'Arabie (Z. spina-christi) ou le jujubier sahélien (Z. mauritiana)

Preuves traditionnelles

Nbeg est intégrée dans les pratiques médicinales traditionnelles de plusieurs pays d'Afrique francophone. Son usage est documenté dans les marchés, les familles et les pratiques des guérisseurs locaux.

Pays d'usage documenté

Connue localement sous plusieurs noms vernaculaires selon les communautés — ce qui témoigne de son enracinement culturel dans la phytothérapie régionale.

Preuves scientifiques

Les études suivantes, publiées dans des revues scientifiques indexées, concernent les propriétés de Nbeg (Ziziphus lotus).

Étude publiée

Nbeg, a Neglected Functional Fruit from Sedra (Ziziphus lotus L.): A Mini Review.

Journal of Medicinal Food — 2025

Mini-revue sur le nbeg, fruit du jujubier sauvage d'Afrique du Nord : composition nutritionnelle (glucides, fibres, minéraux, vitamines) et polyphénols antioxydants, usages traditionnels contre les troubles digestifs, hépatiques et respiratoires, et effets anti-ulcère ou antispasmodiques rapportés dans des études précliniques. Une synthèse descriptive, sans essai clinique.

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Étude publiée

Phytochemical Composition of Ziziphus lotus (L.) Lam and Its Impact on the Metabolic Syndrome: A Review.

Advances in Pharmacological and Pharmaceutical Sciences — 2025

Revue sur Ziziphus lotus et le syndrome métabolique : les flavonoïdes (rutine, hypéroside, isoquercitrine) et le resvératrol du sedra montrent des effets antioxydants, hypolipémiants, antihypertenseurs et antidiabétiques dans des modèles de laboratoire et animaux. Les auteurs signalent leur faible biodisponibilité. Aucune donnée clinique ne permet de conclure chez l'humain.

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Étude publiée

Ethnobotanical, Phytochemical, Toxicological, and Pharmacological Properties of Ziziphus lotus (L.) Lam.: A Comprehensive Review.

Pharmaceuticals — 2023

Revue marocaine de la littérature sur Ziziphus lotus (sedra, nbeg) : usages traditionnels contre le diabète, les troubles digestifs et urinaires, plus de 181 composés identifiés et effets antidiabétiques, antioxydants ou anti-inflammatoires observés en laboratoire et chez l'animal. Les extraits paraissent peu toxiques chez l'animal. Les auteurs demandent des études cliniques, qui manquent.

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Étude observationnelle

The ethnobotany of Christ's Thorn Jujube (Ziziphus spina-christi) in Israel.

Journal of Ethnobiology and Ethnomedicine — 2005

Étude ethnobotanique sur le sidr au Proche-Orient chez les musulmans, les juifs, les chrétiens et les druzes : seul arbre jugé « saint » par les musulmans, « béni » chez les druzes ; feuilles trempées pour laver les défunts (Iran, Irak, Inde, Arabie saoudite) ; une source ancienne rapporte que les femmes d'Égypte et du Levant s'en servaient pour se coiffer. Les auteurs notent que le nom « sidr » désigne aussi Ziziphus lotus. Étude descriptive, sans évaluation d'efficacité.

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Précautions et contre-indications

Le fruit, mangé en quantité alimentaire, n'a pas de toxicité connue. La revue de Bencheikh et al. (2023) rapporte des extraits bien tolérés dans les tests chez l'animal, ce qui ne garantit pas leur sécurité chez l'humain à forte dose ou sur une longue durée. Diabète : le fruit est sucré, il se compte dans la ration ; une décoction de feuilles ou de racines prise avec un traitement antidiabétique pourrait s'ajouter à son effet sur la glycémie, il faut donc en parler au médecin et surveiller sa glycémie. Grossesse et allaitement : aucune donnée pour les feuilles, les racines ou l'écorce ; s'en tenir au fruit en quantité alimentaire. Consulter un professionnel de santé avant tout usage médicinal, et ne jamais arrêter un traitement prescrit pour le remplacer par le sedra.

Toujours consulter un professionnel de santé qualifié avant d'utiliser cette plante, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou prenez des médicaments.

Modes de préparation

Fruit mûr consommé frais ou séché, comme aliment Usage traditionnel : infusion ou décoction de feuilles, sans dose proposée par la plateforme Quantités et durées : demandez l'avis d'un professionnel de santé.

Ces informations sont indicatives. La préparation exacte dépend de la partie de la plante utilisée, de sa disponibilité locale, et de votre condition de santé. Consultez un tradipraticien ou un professionnel de santé pour un protocole adapté.

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