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Plante médicinale

Caïlcédrat

Khaya senegalensis

Vue d'ensemble

Grand arbre soudano-sahélien (Méliacées), surnommé « l'arbre-pharmacie du Sahel ». Son écorce amère est l'un des remèdes les plus universellement employés du Sénégal au nord-Cameroun pour le paludisme, le diabète et les fièvres. La recherche IRD, Université Cheikh Anta Diop et Université de Ouagadougou a isolé une série de limonoïdes antimalariques et hypoglycémiants depuis les années 1990. Espèce vulnérable selon l'UICN — privilégier les filières de récolte durable et l'écorce de plantations agroforestières.

Nom scientifique

Khaya senegalensis

Composés actifs

Limonoïdes (anthotécol, khayanolide A-E, méthyl-angolensate)Tanins catéchiquesSaponines triterpéniquesCoumarines (scopolétine)Alcaloïdes (traces)

Noms locaux

Burkina Faso : Dyala (dioula) / Kuka (mooré)Bénin : Kpaya (fon) / Kao (yoruba)Côte d'Ivoire : Acajou du Sénégal / Kahi (dioula)Cameroun : Bilei (peul Adamaoua) / Acajou du SénégalMali : Jala / Dialaba (bambara) / Kail (peul)Niger : Madatchi (hausa) / Dial (zarma)Sénégal : Khaye / Dialambane / Kail (wolof) / Bouhol (peul)Togo : Kaala (kabyè) / Ka-akotin (ewe)

Bienfaits documentés

  • Usages traditionnels documentés
  • À utiliser avec prudence selon votre situation médicale

Preuves traditionnelles

Caïlcédrat est intégrée dans les pratiques médicinales traditionnelles de plusieurs pays d'Afrique francophone. Son usage est documenté dans les marchés, les familles et les pratiques des guérisseurs locaux.

Connue localement sous plusieurs noms vernaculaires selon les communautés — ce qui témoigne de son enracinement culturel dans la phytothérapie régionale.

Preuves scientifiques

Les études suivantes, publiées dans des revues scientifiques indexées, concernent les propriétés de Caïlcédrat (Khaya senegalensis) ou de plantes appartenant aux mêmes piliers de santé.

Essai clinique randomisé

The effect of ginseng extract on fatigue in cancer survivors: a randomized double-blind clinical trial

Supportive Care in Cancer — 2026

Essai randomisé en double aveugle contre placebo mené sur 65 survivants d'un cancer digestif : 250 mg par jour d'extrait de Panax ginseng pendant quatre semaines réduisent la fatigue de 1,38 point sur l'échelle BFI (d de Cohen = −1,26), avec amélioration de l'activité générale, de la marche et de l'humeur. Aucun effet indésirable signalé.

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Revue systématique

Meta-analysis of the effects of ginger supplementation on glycemic control, blood pressure and lipid profile in patients with type 2 diabetes

Systematic Reviews — 2026

Méta-analyse de 13 essais randomisés (Chen X, Cheng S, Zhang D) : le gingembre réduit la glycémie à jeun (−16,27 mg/dl), l'HbA1c (−0,41 %), la pression systolique (−1,62 mmHg) et les triglycérides (−17,10 mg/dl) chez les diabétiques de type 2, avec une hausse du HDL (+2,13 mg/dl). Les auteurs jugent l'ampleur clinique de ces effets limitée.

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Revue systématique

Assessing the safety of herbal medicine use among type 2 diabetes mellitus patients: A systematic review and meta-analysis

Complementary Therapies in Medicine — 2026

Revue systématique de 22 études transversales menées dans 19 pays : 53 % des personnes diabétiques de type 2 utilisent des plantes médicinales, la région africaine pesant 39,8 % de cet usage. Sur 49 plantes recensées, 7 sont contre-indiquées, 19 réclament de la prudence et 12 peuvent interagir avec les traitements. D'où l'intérêt d'en parler à son médecin.

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Essai clinique randomisé

Peppermint Oil and Sweets in Pediatric Irritable Bowel Syndrome and Functional Abdominal Pain: A Randomized Trial

Clinical Gastroenterology and Hepatology — 2026

Essai randomisé multicentrique sur 228 enfants de 8 à 18 ans dans 13 hôpitaux néerlandais : l'huile de menthe poivrée (182 mg, deux à trois prises par jour pendant 8 semaines) n'a pas fait mieux que le placebo sur la douleur abdominale (44,0 % de succès contre 37,3 %). Effets indésirables rares et bénins.

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Étude publiée

Diabetes mellitus in ECOWAS: an overview of the safety and efficacy of medicinal plants used in traditional medicine practices

Tropical Medicine and Health — 2026

Synthèse de 32 études ethnopharmacologiques menées dans huit pays de la CEDEAO : 638 plantes recensées, dont douze citées dans au moins cinq pays (Mangifera indica, Vernonia amygdalina, Momordica charantia, Azadirachta indica, Annona senegalensis…). Décoctions et macérations de feuilles, racines et écorces montrent une activité hypoglycémiante, mais les essais cliniques et les évaluations toxicologiques restent rares.

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Précautions et contre-indications

Contre-indication absolue pendant la grossesse et l'allaitement (effet utérotonique documenté et tératogénicité observée sur modèles animaux). Hépatotoxicité dose-dépendante : ne jamais dépasser 7 jours consécutifs sans avis médical, doser l'écorce avec précision (surdosage = nausées, ictère, douleurs hépatiques). Surveillance glycémique obligatoire si traitement antidiabétique (effet additif). Interactions avec anticoagulants (tanins) et antipaludéens de synthèse (ne jamais substituer un ACT prescrit). Espèce UICN vulnérable — vérifier la provenance (récolte durable, plantations agroforestières) ; éviter écorce de récolte sauvage anonyme. Auto-médication non recommandée — toujours sous suivi tradipraticien ou professionnel de santé.

Toujours consulter un professionnel de santé qualifié avant d'utiliser cette plante, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou prenez des médicaments.

Modes de préparation

Décoction d'écorce séchée (1 petit morceau de 5 g pour 1 L d'eau, bouillir 15-20 min, boire 1 verre matin et soir maximum 7 jours) Poudre d'écorce (1 g/jour dans miel, cure courte 5-7 jours) Macération aqueuse froide (usage traditionnel — moins toxique que décoction concentrée)

Ces informations sont indicatives. La préparation exacte dépend de la partie de la plante utilisée, de sa disponibilité locale, et de votre condition de santé. Consultez un tradipraticien ou un professionnel de santé pour un protocole adapté.

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