Plantes médicinales en Côte d'Ivoire
Explorez les plantes médicinales utilisées en Côte d'Ivoire, leurs bienfaits prouvés et leurs usages traditionnels.


Acacia nilotica (gonakier)
Acacia nilotica

Ail cru
Nom local : Ail

Aloe vera
Nom local : Aloès

Anacardier (feuilles)
Nom local : Cajou

Ananas
Ananas comosus

Anchomanès, langue de bœuf
Nom local : N'guessou

Ashwagandha
Withania somnifera

Avocatier (feuilles)
Nom local : Avocat

Baobab
Adansonia digitata

Basilic africain
Nom local : Massassan

Basilic sacré (Tulsi)
Nom local : Tulsi

Bissap (Hibiscus)
Nom local : Bissap

Bois bandé africain (Uvaria chamae)
Nom local : Bois bandé

Cacaoyer
Nom local : Cacao
Caïlcédrat (Khaya senegalensis)
Nom local : Acajou du Sénégal / Kahi (dioula)

Camomille
Matricaria chamomilla

Canne d'Afrique (Costus)
Nom local : Sokoyaba

Cannelle de Ceylan
Nom local : Cannelle

Casse fétide
Nom local : Diadia

Catuaba
Erythroxylum catuaba

Citron
Citrus limon
Citronnelle
Nom local : Tiekala / Yia

Clausène anisée (Faux anis)
Nom local : Klogban

Cnestis ferrugineuse
Nom local : Akan-fié

Cocotier (huile de coco)
Nom local : Coco

Coriandre (graines)
Coriandrum sativum

Corossol
Annona muricata

Crinum lys d'eau
Nom local : Yoroba

Curcuma
Nom local : Djindja jaune

Damiana
Turnera diffusa

Desmodium
Nom local : Désmodium

Djansang
Nom local : Akpi

Djéka
Justicia secunda

Épimède, herbe au bouc, horny goat weed
Nom local : Horny goat weed

Fagara, poivre de Sénégal
Nom local : Hué

Fenouil
Foeniculum vulgare

Fenugrec
Trigonella foenum-graecum

Fruit à 4 côtés
Nom local : Prekese

Fucus vésiculeux
Fucus vesiculosus

Garcinia cambogia
Nom local : Tamarinier de Malabar (compléments)

Gattilier
Vitex agnus-castus

Gingembre africain
Nom local : Gingembre
Girofle (clou de girofle)
Nom local : Kanafuru / Clou de girofle
Gombo
Abelmoschus esculentus
Goyave (feuilles de goyavier)
Nom local : Goyave / Gouyave
Grenade (grenadier)
Nom local : Grenade

Griffonia
Nom local : Kankabini

Guarana
Paullinia cupana

Herbe à bouc (Ageratum)
Nom local : Klougbé
Jujubier (jujube)
Nom local : Jujubier

Karité
Vitellaria paradoxa

Kinkéliba
Nom local : Kinkeliba

Konjac
Nom local : Konjac (importation)

Maca andine
Nom local : Maca

Mangoustanier
Nom local : Mangoustan

Menthe verte
Nom local : Menthe

Momordique amère
Nom local : Margose

Moringa
Moringa oleifera

Mucuna
Nom local : Pois mascate

Neem
Azadirachta indica
Néré
Nom local : Nèrè

Newbouldia
Nom local : Sessemasa

Noix de cola
Nom local : Wourou

Oignon
Nom local : Soubaga

Onagre
Oenothera biennis

Orthosiphon
Nom local : Thé de Java (importé)

Palmier nain, sabal
Nom local : Saw palmetto

Pamplemousse
Citrus paradisi

Papaye
Carica papaya

Parquétina noir
Nom local : Anikélé

Paullinia pennée
Nom local : Bléké
Persil
Petroselinum crispum
Petit cola (Garcinia kola)
Nom local : Petit cola

Picralima (Akuamma)
Nom local : Akuamma

Piliostigma de Thonning
Nom local : Niama

Piment de Cayenne
Nom local : Piment

Poivre de Guinée
Nom local : Kani

Poivre uziza, poivre d'Afrique de l'Ouest
Nom local : Soro wisa

Pomme cannelle sauvage (Annona)
Nom local : Klobou

Pygeum africain
Nom local : Pygeum

Rauvolfia africaine (Bois amer)
Nom local : Akata

Ricin (huile de ricin)
Nom local : Ricin

Roucouier
Nom local : Rocou
Safou
Dacryodes edulis

Stévia
Nom local : Stevia

Tamarinier
Nom local : Tamarin

Tamarinier noir, dialium
Nom local : Méyé

Thé vert
Camellia sinensis

Thym
Thymus vulgaris

Tongkat Ali, longjack
Nom local : Tongkat Ali

Acajou bord-de-mer
Khaya grandifoliola

Acérola
Malpighia emarginata

Agripaume cardiaque
Leonurus cardiaca

Amandier (huile d'amande douce)
Prunus dulcis

Anis vert
Pimpinella anisum

Arganier
Argania spinosa

Argousier
Hippophae rhamnoides

Armoise annuelle
Artemisia annua

Armoise blanche (Chih)
Artemisia herba-alba

Aubépine
Crataegus monogyna

Aubergine africaine (feuilles)
Solanum aethiopicum

Badiane (anis étoilé)
Illicium verum

Bahia
Hallea ciliata

Bardane
Arctium lappa

Bouleau blanc
Betula pendula

Bourrache officinale
Borago officinalis

Bugle ivette
Ajuga iva

Caroubier
Ceratonia siliqua

Carvi (graines)
Carum carvi

Cassia italica
Cassia italica

Cassis (feuilles)
Ribes nigrum

Cresson alénois
Lepidium sativum

Cresson de fontaine
Nasturtium officinale

Cumin (graines)
Cuminum cyminum

Cynorhodon (Églantier)
Rosa canina

Datte Medjool
Phoenix dactylifera

Ditakh
Detarium microcarpum

Dong Quai
Angelica sinensis

Éleuthérocoque
Eleutherococcus senticosus

Eucalyptus
Eucalyptus globulus

Fleur d'oranger (néroli)
Citrus aurantium var. amara

Framboisier (feuilles)
Rubus idaeus

Gezzah
Pituranthos chloranthus

Ginseng africain (Mondia)
Nom local : Ginseng africain

Ginseng asiatique
Panax ginseng

Globulaire turbith
Globularia alypum
Gnetum (okok / fumbwa)
Gnetum africanum

Gui blanc
Viscum album

Henné
Lawsonia inermis

Iboga
Tabernanthe iboga

Jamblon
Syzygium cumini

Jojoba
Simmondsia chinensis

Kaf Maryam
Anastatica hierochuntica

Khella (Ammi visnaga)
Ammi visnaga

Kpoli
Securidaca longepedunculata

Lavande officinale
Lavandula angustifolia

Lentisque (Pistachier lentisque)
Pistacia lentiscus

Luzerne (Alfalfa)
Medicago sativa

Maniguette
Aframomum melegueta

Marrube blanc
Marrubium vulgare

Masonjoany
Santalina madagascariensis

Mauve sylvestre
Malva sylvestris

Mbom
Alchornea cordifolia

Mélisse officinale
Melissa officinalis

Menthe pouliot
Mentha pulegium

Millepertuis
Hypericum perforatum

Mombin
Spondias mombin

Mondia, racine de mondia
Mondia whitei

Nger
Guiera senegalensis

Nigelle noire
Nigella sativa

Nopal (figuier de Barbarie)
Opuntia ficus-indica

Olivier (feuilles)
Olea europaea

Ortie piquante
Urtica dioica

Oubli
Pentadiplandra brazzeana

Passiflore
Passiflora incarnata

Pervenche de Madagascar
Catharanthus roseus

Piloselle
Hieracium pilosella

Pissenlit
Taraxacum officinale

Queues de cerise
Prunus cerasus

Radis noir
Raphanus sativus var. niger

Rauvolfia (serpentina)
Rauvolfia serpentina

Ravintsara
Cinnamomum camphora ct cinéole

Reine-des-prés
Filipendula ulmaria

Rhodiola
Rhodiola rosea

Romarin officinal
Rosmarinus officinalis

Rose de Damas
Rosa damascena

Saucissonnier
Kigelia africana

Sauge officinale
Salvia officinalis

Scrofulaire noueuse
Scrophularia nodosa

Séné
Senna alexandrina

Shatavari
Asparagus racemosus

Souchet comestible (Tigernut)
Cyperus esculentus

Souchet rond (Cyperus rotundus)
Cyperus rotundus

Souci officinal (calendula)
Calendula officinalis

Spiruline
Arthrospira platensis

Tilleul (aubier et bractées)
Tilia cordata

Trèfle rouge
Trifolium pratense

Tribulus terrestre
Tribulus terrestris

Valériane
Valeriana officinalis

Vernonia (Feuille amère)
Nom local : Feuille amère

Verveine des Indes
Cymbopogon citratus

Verveine odorante
Aloysia citrodora

Yam sauvage (Dioscorée)
Dioscorea villosa

Yohimbé
Pausinystalia yohimbe

Zaatar marocain
Origanum compactum
Questions fréquentes
Retrouvez les réponses aux questions les plus posées sur ce sujet.
- Quelles sont les plantes médicinales les plus utilisées en Côte d'Ivoire ?
Les plantes les plus utilisées en Côte d'Ivoire sont le kinkéliba pour la glycémie et la digestion, le bissap (hibiscus) pour la tension, le moringa pour l'énergie et l'anémie, le neem pour la peau et les parasites, et le baobab pour l'énergie et le confort digestif. Ces cinq espèces structurent la pharmacopée ivoirienne moderne.
- Le kinkéliba est-il vraiment efficace contre le diabète ?
Le kinkéliba (Combretum micranthum) est traditionnellement utilisé en Côte d'Ivoire et au Sénégal pour soutenir la régulation de la glycémie. Une étude publiée dans le Journal of Ethnopharmacology décrit une activité hypoglycémiante. Il ne remplace toutefois aucun antidiabétique prescrit et doit être signalé au médecin pour éviter une chute excessive du taux de sucre.
- Où acheter des plantes médicinales fiables à Abidjan ?
À Abidjan, les marchés d'Adjamé et de Treichville restent les principaux points de vente de plantes médicinales. Privilégiez un herboriste régulier ou un tradipraticien identifié par votre quartier, et évitez les sachets anonymes sans étiquette. Quelques boutiques spécialisées en phytothérapie urbaine vendent désormais des plantes séchées avec traçabilité, surtout dans les communes de Cocody et Marcory.
- Peut-on prendre des plantes médicinales pendant la grossesse en Côte d'Ivoire ?
Pendant la grossesse, plusieurs plantes courantes en Côte d'Ivoire sont déconseillées, notamment le moringa en grande quantité (propriétés utérotoniques) et le neem en usage interne. Certaines tisanes douces comme le bissap léger sont parfois tolérées, mais aucune plante ne doit être prise sans validation par un professionnel de santé qualifié, sage-femme ou gynécologue.
- Les plantes médicinales remplacent-elles un traitement médical en Côte d'Ivoire ?
Non, les plantes médicinales ne remplacent jamais un traitement médical pour une pathologie chronique comme le diabète, l'hypertension ou les troubles cardiaques. Elles peuvent servir de complément utile, validé par un médecin. La Côte d'Ivoire a structuré une médecine traditionnelle reconnue, complémentaire à la médecine conventionnelle, et non substitutive selon les recommandations de l'OMS Afrique.
- Comment préparer une tisane de kinkéliba à la maison ?
Pour préparer le kinkéliba, on fait infuser des feuilles séchées dans de l'eau frémissante pendant environ dix minutes, à boire matin ou soir selon l'usage traditionnel ivoirien. La recette détaillée et la quantité adaptée à votre situation doivent être validées avec un professionnel de santé qualifié, surtout en cas de traitement antidiabétique en cours.
- Les plantes médicinales ivoiriennes sont-elles compatibles avec une pratique religieuse musulmane ?
La plupart des préparations traditionnelles ivoiriennes (infusions, décoctions, macérations à l'eau) sont compatibles avec une pratique religieuse musulmane. Seules certaines macérations alcooliques posent question. Chaque fiche du site précise la base de la préparation : eau, huile végétale ou alcool. En cas de doute, demandez à votre tradipraticien une version à base d'eau, presque toujours possible.
À savoir avant de parcourir cette encyclopédie
La Côte d'Ivoire compte plus de 32 millions d'habitants et 13,5 à 17 % des adultes vivent avec une tension artérielle élevée selon les données de l'OMS Afrique — la phytothérapie locale n'est pas une mode, c'est un recours quotidien. À l'Institut de Cardiologie d'Abidjan, 48,5 % des patients hypertendus déclarent utiliser en parallèle des plantes traditionnelles, ce qui rend l'information rigoureuse plus urgente, pas moins.
Cette section encyclopédique recense les plantes les plus utilisées en pays ivoirien, avec leur nom vernaculaire (en italique), leur usage traditionnel documenté et leurs précautions. L'objectif n'est pas de remplacer une consultation médicale mais de donner au lecteur une cartographie fiable, faite pour être consultée plante par plante ou pillar par pillar.
Trois principes structurent toutes les fiches que vous trouverez ici :
- Le nom local prime — kinkéliba, bissap, néré sont les noms reconnus en Côte d'Ivoire ; nous les utilisons en premier.
- L'usage traditionnel est cité comme tel — les affirmations cliniques renvoient à une étude nommée (Journal of Ethnopharmacology, OMS Afrique, Ministère de la Santé), jamais à un agrégateur santé.
- Aucune posologie n'est indiquée — les dosages dépendent de l'âge, du poids, des médicaments en cours et doivent être validés par un professionnel de santé qualifié.
Avant d'aller plus loin, gardez en tête que beaucoup de plantes vendues sur les marchés d'Adjamé ou de Treichville sont efficaces précisément parce qu'elles sont actives — donc capables d'interagir avec un traitement allopathique. La règle simple : signalez à votre médecin toutes les tisanes consommées.
Comment naviguer cette section
L'encyclopédie est organisée pour répondre à trois façons différentes de chercher : par plante, par symptôme ou par recette. Chaque entrée est reliée aux autres pour vous éviter d'ouvrir dix onglets.
Si vous savez déjà quelle plante vous intéresse — par exemple le kinkéliba que votre tante prépare en infusion le matin —, ouvrez directement sa fiche : vous y trouverez l'usage traditionnel, les pillars de santé concernés (diabète, énergie, digestion, tension), les précautions et les recettes associées. Si au contraire vous partez d'un symptôme — tension élevée, fatigue persistante, ventre gonflé pendant la saison des pluies —, passez par l'index Symptômes qui renvoie ensuite vers les plantes pertinentes.
Trois portes d'entrée à connaître :
- Index Plantes — fiche par espèce avec nom vernaculaire ivoirien, usages, précautions, et études citées quand elles existent.
- Index Symptômes — entrée par condition (hypertension, glycémie, faiblesse, peau sèche d'harmattan) et liste des plantes documentées pour cette condition.
- Index Recettes — préparations classiques (tisanes, décoctions, macérations) avec les ingrédients vendus en marché ivoirien.
Pour les lecteurs musulmans, nous précisons à chaque fois si la préparation traditionnelle est à base d'eau (compatible) ou contient un macérat alcoolique (à éviter ou à substituer). Cette précision n'existe quasiment nulle part ailleurs sur le web francophone et fait partie de l'engagement éditorial du site envers le lectorat ouest-africain.
Plantes emblématiques de la pharmacopée ivoirienne
Cinq plantes reviennent partout dans la pharmacopée traditionnelle ivoirienne et structurent l'essentiel des recherches en ligne sur la santé naturelle dans le pays. Les voici, avec leur nom vernaculaire, leur usage et la précaution principale.
- Kinkéliba (Combretum micranthum) — feuille consommée en infusion matinale dans toute la Côte d'Ivoire, traditionnellement associée à la régulation de la glycémie, au confort digestif et à la tension. Une étude publiée dans le Journal of Ethnopharmacology décrit son activité hypoglycémiante. Précaution : peut potentialiser un traitement antidiabétique en cours, donc à signaler au médecin.
- Bissap (Hibiscus sabdariffa) — calice rouge bu froid ou chaud, déjà partout dans les ménages ivoiriens en boisson rafraîchissante. Études cliniques sur l'hibiscus et la tension publiées dans le Journal of Hypertension. Précaution : effet hypotenseur réel — prudence si traitement antihypertenseur déjà prescrit.
- Moringa (Moringa oleifera) — feuille consommée en sauce ou en poudre, surnommée « arbre de vie ». Riche en fer, calcium et protéines végétales, utilisée traditionnellement contre la fatigue et l'anémie. Précaution : déconseillé pendant la grossesse en raison de propriétés utérotoniques.
- Neem (Azadirachta indica) — appelé aussi margousier — feuilles utilisées en décoction pour la peau et les parasites intestinaux. Précaution : usage interne déconseillé pendant la grossesse ; l'huile essentielle ne se boit pas.
- Baobab (Adansonia digitata) — pulpe du fruit (le « pain de singe ») mangée nature ou en jus, riche en vitamine C et en fibres, utilisée pour l'énergie et le confort digestif. Très peu d'effets secondaires aux doses alimentaires.
Ces cinq plantes apparaissent dans la majorité des recettes que vous explorerez dans l'index dédié — elles sont la colonne vertébrale de la phytothérapie ouest-africaine moderne.
Erreurs courantes à éviter avec les plantes médicinales
L'efficacité d'une plante ne dépend pas seulement de l'espèce mais de la manière dont elle est cueillie, séchée, préparée et associée. Voici les erreurs les plus fréquentes que nous observons dans les questions adressées au site et dans les pratiques rapportées par les lecteurs ivoiriens.
- Cumuler une tisane et un médicament sans avertir le médecin. Le kinkéliba consommé matin et soir, ajouté à un antidiabétique oral, peut faire chuter la glycémie sous le seuil normal. La règle : toujours déclarer les plantes consommées au moment de la consultation.
- Acheter une plante sans identifier le vendeur. Sur les marchés d'Abidjan, plusieurs espèces ressemblantes coexistent. Privilégiez un herboriste connu ou un tradipraticien identifié par votre quartier plutôt qu'un sachet anonyme.
- Utiliser de l'eau bouillante pour toutes les préparations. Certaines plantes (le bissap notamment) libèrent mieux leurs principes actifs en infusion tiède ou en macération à froid. Suivre la recette traditionnelle plutôt que de tout faire bouillir.
- Continuer une plante des semaines « pour être sûr ». Beaucoup de plantes sont conçues pour des cures courtes (10 à 21 jours selon les écoles), pas pour une consommation quotidienne illimitée. Demandez la durée à votre praticien.
- Donner aux enfants la même préparation qu'aux adultes. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées ont des sensibilités spécifiques ; le moringa et le neem en particulier sont à éviter ou à doser autrement, et seul un professionnel de santé qualifié peut conseiller utilement.
Aucune de ces erreurs n'est rare — elles sont la norme parce que la transmission orale de la phytothérapie s'est partiellement perdue en milieu urbain.
Quand consulter un professionnel de santé
La phytothérapie ivoirienne est un complément précieux, jamais un substitut à la médecine conventionnelle dans les situations qui suivent. Si vous reconnaissez l'un de ces signes, prenez rendez-vous sans délai au CHU le plus proche, à l'Institut de Cardiologie d'Abidjan ou auprès d'un médecin de quartier — ne misez pas sur une tisane.
- Tension artérielle persistante au-dessus de 16/10, surtout si elle s'accompagne de maux de tête, de bourdonnements d'oreille ou de troubles de la vision. Le risque d'AVC est réel et la Côte d'Ivoire compte parmi les pays où l'AVC est sous-diagnostiqué.
- Glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L confirmée à deux reprises, ou symptômes typiques (soif intense, urines fréquentes, perte de poids inexpliquée). Le diabète non équilibré abîme silencieusement les reins, les yeux et le cœur.
- Fièvre supérieure à 39 °C qui persiste plus de 48 heures, en particulier pendant la saison des pluies — le paludisme reste la première cause de mortalité infantile en Côte d'Ivoire et nécessite un test rapide en pharmacie ou en centre de santé.
- Saignements anormaux (règles très abondantes, sang dans les selles ou les urines, hémorragie nasale répétée) : un avis médical est toujours requis.
- Douleur thoracique, essoufflement au repos, perte brutale de force d'un côté du corps : urgence absolue, appelez les secours ou rendez-vous immédiatement aux urgences les plus proches.
Aucune plante référencée dans cette encyclopédie ne se substitue à une prise en charge médicale dans ces situations. La règle qui guide tout le site : la nature et la médecine moderne se complètent, elles ne s'opposent pas.