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Photographie de Canne d'Afrique (Costus) (Costus afer), plante médicinale africaine de la phytothérapie traditionnelle
Plante médicinale

Canne d'Afrique (Costus)

Costus afer

Vue d'ensemble

Costus afer, ou « canne d'Afrique », est une plante herbacée vivace rhizomateuse de la famille des Costacées, formant des touffes hautes de 1 à 3 mètres aux tiges spiralées caractéristiques portant de larges feuilles luisantes disposées en hélice. On la rencontre dans les sous-bois humides, les bordures de cours d'eau et les jardins ombragés de toute la zone forestière humide d'Afrique de l'Ouest et du Centre — du Bénin au Gabon en passant par le Cameroun et les deux Congo. La tige juteuse, légèrement sucrée et acidulée, est consommée crue par les enfants en milieu rural, ce qui lui vaut son surnom de « bâton sucré » ou « canne sauvage ». En pharmacopée traditionnelle, ce sont les rhizomes, les tiges et les feuilles qui constituent les matières médicinales principales, avec une vaste gamme d'usages dont la santé féminine occupe une place centrale : régulation des cycles menstruels, traitement des stérilités fonctionnelles d'origine inflammatoire, accompagnement des fibromes utérins (usage symptomatique), atténuation des dysménorrhées, soins post-partum (favorise l'élimination des lochies, restaure le tonus utérin), traitement empirique des kystes ovariens et des infections gynécologiques chroniques. Au-delà du gynécologique, Costus afer est employé contre l'hypertension, le diabète, les rhumatismes, la toux et les affections respiratoires. Plusieurs études ouest et centre-africaines (Université d'Ibadan, Université de Yaoundé I, Université d'Abomey-Calavi) ont validé une activité anti-inflammatoire significative, antidiabétique, hypotensive, hépato-protectrice et anti-ulcéreuse. Les rhizomes et tiges contiennent des saponines stéroïdiennes (dont la diosgénine, comme dans Dioscorea), des flavonoïdes (kaempférol, quercétine), des alcaloïdes mineurs et des triterpènes. La présence de saponines stéroïdiennes explique l'activité hormono-modulatrice traditionnellement constatée.

Nom scientifique

Costus afer

Piliers santé

Composés actifs

Diosgénine et saponines stéroïdiennes apparentées (modulateurs hormonaux)Flavonoïdes (kaempférol, quercétine, lutéoline)Triterpènes (acide oléanolique)Alcaloïdes mineursPolysaccharides et mucilages

Noms locaux

Bénin : TomadaCanne sucrée sauvageCongo RDC : MbongoCôte d'Ivoire : SokoyabaCanne d'AfriqueCameroun : MbongoMbomGabon : MbomBois sucréTogo : Tomada

Bienfaits documentés

  • Régulation hormonale et soutien de la fertilité féminine (saponines stéroïdiennes

    diosgénine)

  • Soins post-partum : favorise l'élimination des lochies et la rétraction utérine (usage Fon, Adja, Bamiléké)
  • Atténuation des dysménorrhées (action anti-inflammatoire et antispasmodique)
  • Action antidiabétique : effet hypoglycémiant validé en études camerounaises et nigérianes
  • Action antihypertensive douce : usage traditionnel pour HTA légère
  • Hépato-protection : usage classique contre ictère et atteintes hépatiques (validé in vivo)

Preuves traditionnelles

Canne d'Afrique (Costus) est intégrée dans les pratiques médicinales traditionnelles de plusieurs pays d'Afrique francophone. Son usage est documenté dans les marchés, les familles et les pratiques des guérisseurs locaux.

Connue localement sous plusieurs noms vernaculaires selon les communautés — ce qui témoigne de son enracinement culturel dans la phytothérapie régionale.

Preuves scientifiques

Les études suivantes, publiées dans des revues scientifiques indexées, concernent les propriétés de Canne d'Afrique (Costus) (Costus afer) ou de plantes appartenant aux mêmes piliers de santé.

Essai clinique randomisé

Add-on effect of curcumin to dienogest in patients with endometriosis: a randomized, double-blind, controlled trial

Phytomedicine — 2025

Double-blind RCT in 86 women aged 18-45 with stage 2-3 endometriosis: curcumin added to dienogest significantly reduced pelvic pain and improved quality of life and sexual function versus dienogest plus placebo.

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Revue systématique

Efficacy of N-Acetylcysteine in Polycystic Ovary Syndrome: Systematic Review and Meta-Analysis

Nutrients — 2025

Meta-analysis of 22 RCTs (n=2,515) showed NAC significantly increased progesterone (SMD 0.95, p=0.02), endometrial thickness (SMD 0.58, p=0.02), and LH versus metformin (SMD 0.67, p=0.003) in women with PCOS.

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Revue systématique

Clinical evidence of coenzyme Q10 pretreatment for women with diminished ovarian reserve undergoing IVF/ICSI: a systematic review and meta-analysis

Annals of Medicine — 2024

Meta-analysis of 6 RCTs (n=1,529) found CoQ10 pretreatment raised clinical pregnancy rate (OR 1.84, 95%CI 1.33-2.53, p=0.0002) and oocytes retrieved (MD 1.30, p<0.00001) in diminished ovarian reserve patients.

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Étude observationnelle

Use of Vitex agnus-castus in patients with menstrual cycle disorders: a single-center retrospective longitudinal cohort study

Archives of Gynecology and Obstetrics — 2024

Cohort of 1,700 women: after 3 months of Vitex agnus-castus (BNO 1095), irregular cycles dropped from 9.1% to 0.1%, menstrual pain improved in 85.2%, bleeding intensity in 83.4%, and sick leave fell from 47.5% to 0.6%.

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Revue systématique

Inositol for Polycystic Ovary Syndrome: A Systematic Review and Meta-analysis to Inform the 2023 Update of the International Evidence-based PCOS Guidelines

Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism — 2024

Meta-analysis of 30 trials (n=2,230) found D-chiro-inositol shows potential benefits for ovulation and myo-inositol improves metabolic measures in PCOS, though overall evidence remains limited; metformin superior for waist-hip ratio and hirsutism.

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Précautions et contre-indications

Contre-indication formelle pendant la grossesse confirmée en raison de l'action utérotonique des saponines stéroïdiennes et de l'usage emménagogue traditionnel — risque d'avortement. Contre-indication pendant l'allaitement par défaut de données toxicologiques modernes. Déconseillé en cas d'antécédents de cancers hormono-dépendants (sein, endomètre, ovaire), d'endométriose en poussée et de mastopathies sensibles aux hormones (potentiel modulateur hormonal des saponines). Interactions à surveiller avec les antidiabétiques oraux et l'insuline (effet hypoglycémiant additif — risque d'hypoglycémie sévère, surveillance glycémique impérative en cas d'usage concomitant), les antihypertenseurs (effet additif possible avec risque d'hypotension), les diurétiques (effet diurétique des saponines), les contraceptifs hormonaux et traitements hormonaux substitutifs. Doses élevées pouvant provoquer nausées, vomissements et diarrhée (effet irritant des saponines sur la muqueuse digestive). Prudence en cas de calculs biliaires (effet cholérétique). Déconseillé chez l'enfant en usage médicinal interne. La consommation occasionnelle de la tige sucrée en collation reste sans risque chez l'adulte. Toujours consulter un professionnel de santé (médecin ou tradipraticien encadré) avant toute cure prolongée, particulièrement en cas de pathologie chronique (diabète, hypertension, maladie hormonale) ou de traitement médicamenteux concomitant.

Toujours consulter un professionnel de santé qualifié avant d'utiliser cette plante, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou prenez des médicaments.

Modes de préparation

Décoction de tiges et rhizomes: 50 g de matière fraîche dans 1 L d'eau, bouillir 20 min, 1 tasse 2 fois/jour, cure 14-21 jours Suc de tige: tiges fraîches pressées, 1 verre à liqueur 2 fois/jour, cure 7-10 jours Décoction de feuilles: 1 poignée de feuilles dans 500 ml d'eau, bouillir 10 min, 1 tasse 2 fois/jour Macération en alcool: rhizomes en macération hydroalcoolique 14 jours, 1 c. à café 2 fois/jour sur prescription

Ces informations sont indicatives. La préparation exacte dépend de la partie de la plante utilisée, de sa disponibilité locale, et de votre condition de santé. Consultez un tradipraticien ou un professionnel de santé pour un protocole adapté.

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